Infos : Vendredi 16 mai à 19h avec Jeanne Cherhal et Joyeux Urbains
Magic Mirrors
Dans l’univers de Vincent Baguian, ce qui frappe tout d’abord, c’est l’écriture. Un style sobre, parfaitement maîtrisé qui s’inscrit dans la plus pure tradition de la chanson française : il y a du Brassens, du Souchon voire des réminiscences de La Fontaine (les biches regardent avec dédain) dans ses textes. C’est l’humour aussi toujours présent comme le balancier du funambule qui, au-dessus du vide, permet de garder un équilibre incertain.
C’est sur ce fil tendu que Vincent se ballade, avec un faux air détaché, entre le rire et la détresse. Il parle de petites choses précises, décrit des petites scènes un peu ridicules qui, mises bout à bout, reconstituent notre vie. L’univers de Vincent est peuplé de gens malheureux qui nous font rire : “Pape à Noël”, “les vélos d’Amsterdam”, “elle du matin et lui du soir” et d’autres qui nous font moins rire tellement nous avons peur de leur ressembler : “Comme un vieux monsieur”.
Vincent ne chante pas vraiment ses chansons, il les raconte avec sa voix douce, son ton décalé par rapport à son physique sur des musiques un peu nonchalantes comme un orchestre de la Nouvelle-Orléans. Tout ça pourrait se passer un soir, au fond d’un bar, quand l’orchestre est déjà fatigué de jouer et que l’on commence à se raconter nos histoires...
Site Internet : [->www.cargo-music.com]