Il faudrait d’abord lui trouver un préfixe ; ça se fait dans ces cas-là. « Post truc » ou « Néo machin ». Car bien sûr, les références à ses aînés de la chanson française sont là.
Puis il faudrait ensuite parler de ses textes : des rimes qui ont su capter l’air du temps, en décortiquant le quotidien avec une ironie tendre et pertinente. Par le truchement de personnages attachants, d’histoires courtes, dramatiques ou comiques, c’est toujours une confession, un détail de l’âme qui transparaît. Sa musique navigue entre la chaleur et l’intimité du folk. Les mélodies de Renan Luce sont autant de cireurs de pieds. Elles se frottent à la rythmique des mots et en briquent le lustre. Un artiste attachant, tout nouveau, dont le grain de voix vous charmera et c’est peut-être son enfance bretonne qui y a mis son grain de sel car, sans parler du léger crachin sur le premier rang, il y a dans sa voix un souffle sensuel qui vous attire et vous transporte. Quoi de mieux pour une voix si belle que de jouer dans un palais (...) !