Les guitares des Flynn ayant fragilisé jusqu’au crépi de l’immeuble, je commençais à me faire du souci pour l’habitation toute entière… D’un peu partout, la colère et le son des machines grondaient. Impossible de passer mes journées et encore moins mes nuits à dormir. Tout d’un coup, je vis arriver une horde de mecs dont le leader Philippe Prohom au physique imposant me rassurait. C’était sûrement les proprios qui les avaient envoyés pour remettre de l’ordre dans l’immeuble. Je me mis donc comme toujours entre les pattes des nouveaux arrivants. Et là, ce fut le début du chaos. Je reçus des coups de baguettes par François, Frédéric essayait de m’étriper avec sa basse, Arnaud commença à me riffer avec sa guitare, tandis que Christian me poursuivait avec ses machines infernales…Sans le vouloir, ceux que je prenais pour des redresseurs de torts projetèrent dans tout l’immeuble, un mélange osé et exalté de rock, d’electro et de chanson. Ils n’étaient pas là visiblement pour refaire le crépi de la façade…mais plutôt pour s’attaquer aux fondations mêmes. Je sentais la fin approcher.