H-Burns laissa donc la place et la guitare à Mickaël Furnon, chanteur des Mickey 3D, qui entra le regard mi-serein, mi-inquiet dans la pièce… Il avait l’air d’avoir perdu quelque chose, et en même temps, son assurance disait le contraire. Mickey avait l’habitude de chanter sur des scènes gigantesques, mais depuis peu, il avait retrouvé des "chansons perdues", perdues entre deux tournées (pas d’apéro !) et des succès mérités.
Il n’avait pas abandonné Nadja et Jojo mais juste le son pop rock de son groupe pour renouer avec ses premières amours, celles des paroles griffonnées sur du papier à carreau et des mélodies composées lors de soirées entre potes ou d’errances solitaires. Il arrive Mickey, encore plus vrai que nature, plus nature que nature…
Il ose, seul avec sa guitare, nous délivrer des chansons touchantes, tout en n’oubliant pas celles qui ont fait le succès de son groupe ! Une mise à nu totale (hum…), pas un strip-tease, non, juste une scène partagée, chacun son tour, épurée et folk à souhait. Quand Mickey (tout seul) eut fini, je m’avançai d’un pas hésitant vers la guitare, pensant que mon tour était aussi venu. Je posai une patte délicate sur les cordes, mais à leur contact, je me mis à détaler, c’était des boyaux de chat ! Quelle horreur ! J’aurais du m’en douter, pour avoir un son aussi parfait !