Il avait ouvert le concert d’Hubert-Félix Thiéfaine, l’année dernière, seul avec sa guitare devant une salle comble qui ne le connaissait pas ou peu...En quelques chansons, il a charmé, envoûté plus de 800 personnes...On se devait de lui offrir une scène, juste pour lui. Une scène chaleureuse pour des textes souvent crus, du bois pour l’authenticité de sa voix et des miroirs pour pouvoir admirer son charisme de tous les coins (ronds) du Magic. Un artiste qui ne tombe jamais dans la facilité, ses textes sont grinçants et poétiques, mis en ombre et en lumière par une voix rauque, façon Arno, habitée et sensuelle. Sa musique a des accents parfois world ou folk et glisse entre les doigts de ce guitariste parfaitement autodidacte.
Il remplit l’espace de ses mots et de sa voix puissante. Difficile d’entrer alors ? Peut-être mais qu’est ce qu’on est bien à l’intérieur...