Infos : Vendredi 16 mai à 19h avec Vincent Baguian et Joyeux Urbains
Magic Mirrors -
Quand Jeanne Cherhal commença à faire parler d’elle dans sa ville de Nantes et plus généralement en Bretagne, le graphiste Sébastien Thomazo la dessina en trois éléments : une bouche, deux nattes, des touches de piano. Depuis Plantu, on sait que les illustrateurs ont souvent raison.
Jeanne Cherhal, c’est une bouche à histoires, avec une voix qui sait se donner des allures de petites filles comme des accents de chanteuse réaliste.
Jeanne Cherhal, c’est deux nattes au cas où, dès la première minute de scène, vous n’auriez pas compris que cette fille est espiègle, une qualité pas si répandue dans notre chanson.
Jeanne Cherhal, c’est un piano, un piano et rien d’autre, qui s’étire gentiment sous quelques phrases délicates qui vous claque un rythme à forcer les battements de mains, qui déboulent entre deux bordées de mots.
Dans ses chansons, Jeanne prévient, conseille, scrute son voisinage, le sourire carnassier mais la dent douce puisque tout ce manège, « c’est humain » ! Dans son théâtre de personnages qui frappent à la porte à tour de rôle, il y en a quelques-uns à ressortir habillés pour les quatre saisons. Chanson engagée alors ? Chanson humaine ou la maman raconte à sa fille, dans une sombre comptine, que si la mer est devenue noire, c’est que le Père Noël du commerce international l’a repeinte !.
Vous en dire plus sur Jeanne Cherhal, c’est révéler que son premier concert fut une première partie de Georges Moustaki, plutôt conquis d’ailleurs. C’est ajouter qu’elle est née il y a 24 ans près de Nantes, petite fille catégorie timide mais « un peu casse-cou » ; que la philo est son grand dada ; qu’elle écrit, compose et chante pour « creuser ce qu’il y a de mieux dans l’être humain, même si parfois ça fonctionne et d’autre fois pas ». Elle a même un secret, rien qu’à elle : « j’aime chercher le petit détail positif dans une situation négative. »
À bon entendeur...
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