Infos : amedi 17 Mai à partir de 19h
Magic Mirrors
Élevé au biberon folk, fan de Dylan et surtout de Malicorne, François découvre le punk sur le tard, après avoir pratiqué la vielle berrichonne, l’accordéon cajun ou la cornemuse celte, tout en écoutant Piaf et Fréhel en boucle. Bref, d’emblée l’homme cultive de furieux paradoxes, à l’image de ses allures de redoutable skin, masquant déjà mal une timidité et une sensibilité à fleur de peau.
Son premier album solo « et si que... ? » aurait pu être la dernière parution de Pigalle - tant la continuité est forte au plan de la démarche mais un Pigalle qui aurait poussé son parti pris d’ouverture musicale : la variété des climats évolue librement entre airs du terroir, effluves reggae ou poussées rock’n roll, accentue la fiesta communicative et ose l’hommage nostalgique et discoïde à Dalida, mais échappe à la complaisance rétro ou festive grâce à la noirceur de l’écriture et son optique contestataire. Cet ensemble volontairement disparate bichonne les mélodies dont les plus accrocheuses pourraient constituer le cheval de Troie du Hadji Lazaro nouveau.
Paroles et Musiques n’avait pas pu vous le présenter du temps des Garçons Bouchers ou de Pigalle, mais pour 2003, on vous l’offre en solo ! ! !