Porte-parole médiatique du Slam, Fabien, alias Grand Corps Malade donne sur scène toute sa dimension à cet art : de la poésie urbaine, dite ou clamée, souvent improvisée mais qui touche aux réalités sensibles. Accompagné par S Petit Nico au piano, Feedback aux percussions et Yakeen à la guitare, la voix, grave, très grave même se pose sur des arrangements aussi discrets qu’essentiels. Son nom de scène ? Un nom de sioux pour un résistant réaliste, qui franchit les barrières imaginaires qui séparaient la chanson du Rap et du Slam : « Le soleil éclaire notre papier qu’on avait gratté dans l’ombre pendant toute la nuit. La chaleur fait couler l’encre, nos mots quittent nos cahiers, nos voix sortent de l’ennui. Alors nous allons prendre la parole, monter sur scène pour un moment(…) »
Le Slam est peut-être un art, le Slam est peut-être un mouvement, le Slam est sûrement un Moment… Un moment d’écoute, un moment de tolérance, à partager, ensemble…