Camel Arioui

Une guitare, un violoncelle à l’archet saccadé, et une voix…Tout simplement…Une voix qu’on entendrait au loin, du fin fond d’un désert algérien, une voix qui raconte la France des immigrés, l’Algérie des Harkis. Des histoires vraies, vécues ou non, qui se baladent sur des airs arabo-andalous et mélancoliques en caressant la corde sensible.
Et puis, il y a la profonde humanité de Camel, celle-là même qui lui colle à la voix, une humanité jadis remise en question au travers d’un long séjour en prison. Dix ans d’enfermement, pour être libéré tout à coup par des ateliers d’écriture (tiens, tiens) où ses talents d’auteur et de compositeur se révélèrent, en pleine lumière, brisant quelques préjugés et autant de frontières franco-algériennes.