CALI : 105090

Lundi 10 Mai - 18h30
Magic Mirrors


Commençons par tordre le cou à quelques idées reçues : au pied du mont Canigou, dans la région de Perpignan, on peut rêver aussi bien de ballades symphoniques et mélancoliques que de chansons allègres, de pop-music que de cabaret, de guitares acoustiques que de violons entraînants. On peut même aller au bout de ses rêves et les réaliser, comme c’est le cas de Bruno Caliciuri dit Cali, auteur-compositeur-interprète né en 1968 et dont le talent singulier ne devrait plus longtemps rester le secret le mieux gardé de Vernet-les Bains.
Fidèle à sa réputation, Cali tourne : des premières parties (Brigitte Fontaine, Bénabar), des festivals (Francofolies). Enregistré sous la houlette de Daniel Presley (Breeders, Faith no more, Spain, Venus) Cali et ses musiciens mettent ce premier disque en boite en deux étapes : en Angleterre (Parkgate) pour les instruments et les voix, puis au Médiator de Perpignan pour les arrangements de cordes.
Le résultat est tout en nuances, à l’image de l’écriture de Bruno : un mélange inédit de tendresse et de vacheries, de désespoir et d’optimisme. Depuis Miossec, on n’avait pas entendu de propos aussi directs, de langue aussi bien pendue, d’ironie aussi sèche. Avec ce timbre si particulier qui respire à la fois le soleil et le bois, Cali panse ses blessures intimes au vitriol. Une fois guéri, il chante l’amour avec ivresse, cet « amour parfait » après lequel il court en faisant semblant d’y croire. Car en dépit de ses illusions perdues, c’est sur une note d’espoir que se termine l’album, ce premier album longuement mûri en fût de chêne, à l’ombre de la rumeur, mis en bouteille chez le propriétaire. Comme les meilleurs crus de sa région.
Axome : Création de site Internet à Saint-Etienne Trenta : Agence de communication à St-Etienne