Sur scène, ce collectif ingénieux fascine et détonne. Une musique suggérée, qui laisse libre court à l’interprétation et à la rêverie du spectateur. Alors on se prend à se laisser aller, avec le sentiment d’être seul avec eux, à les écouter créer ce que nous n’osions ou ne pouvions pas dire.
Et puisque l’essentiel est invisible pour les yeux, ils se ferment à moitié, laissant l’autre moitié voyager dans des images travaillées en direct. Nos oreilles se payent un Grand Huit, entre les basses profondes et les violoncelles amers sans trop comprendre, dans ce joli vertige, comment la voix du chanteur parvient à garder un tel aplomb.