Vendredi 14 Mai - 20h30
Palais des Spectacles (1e partie de -M-)
En cherchant un peu, évidemment, on n’aura aucun mal à recomposer autour d’Albin une famille artistique de doux-dingues, de Boris Vian aux Chédid père et fils et, par lien direct, d’autres illustres histrions de la coolitude avec lesquels notre homme a collaboré durant la dernière décennie comme pianiste ou arrangeur en studio et sur scène : Souchon, Arthur H ou Mathieu Boogaerts. Entre autres. Car la carte de visite d’Albin de la Simone ressemble à une mappemonde. Angélique Kidjo, Jean-Louis Aubert, Salif Keita, Alain Chamfort ont notamment fait appel aux services de cet autodidacte venu au jazz par atavisme (son père était clarinettiste de jazz, tiens donc) mais qui n’a depuis cessé d’élargir sa gamme, moins par lassitude que par goût des rebondissements et de l’aventure.
Ce gars là est un conteur d’historiettes sans conséquence mais nullement sans substance, pratiquant avec un certain plaisir amoral une langue mouchetée d’épines - ça gratte mais c’est pas grave - , maquillée par une voix à la neutralité inquiétante. Il dit aimer l’aspect « consommable » des chansons, leur côté bonbons, mais les siennes ont assurément plus le goût du poivre que celui du miel.
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