LA BOUTIQUE

Madjo

2008

Volo

Issus de la région de Tours, Frédo et Olivier Volovitch se côtoient dès leur plus jeune âge puisqu’ils sont frères. Frédo, l’ainé, officie au sein des Wriggles depuis 10 ans. Olivier, quant à lui, après avoir préparé, passé et repassé les concours de prof de philo, continue à écrire des chansons à ses heures perdues. Ce qui lui réussi nettement mieux…
Une écriture fine et ciselée, des chansons tendres mais acerbes mises en valeur par une formation plus rock qu’avant (guitares, batterie et violoncelle). La pâte très mélodique et mélodieuse de la guitare du frangin continue quant à elle à marier les voix et fait merveille…

Pauline Croze

La première fois que la voix de Pauline se fit entendre, ce fut une gifle générale tellement elle approchait de la perfection…Et puis, on a découvert la personne, mise à nue, sur scène, un brin timide et froide. Cette jeune fille cachée derrière sa guitare a bien évolué… Elle est parvenue à dompter sa timidité tout en n’en gardant que l’essentiel : sa personnalité.
La nouvelle Pauline revient avec une musicalité étonnante mélangeant les styles et osant les sons trip hop et électriques dans ses nouvelles chansons. Compromis entre rage et douceur, elle lâche la bride à sa voix, joue avec, la fait virevolter, bref se lâche, et se rapproche de nous…

K

K ou l’énergie débordante d’un artiste dont la plume se montre maligne et sibylline pour évoquer ou dénoncer ce qu’elle a sur le cœur. Des ressentis chantés, sans faux semblants, ni postures. Il butine avec délice et malice à toutes les fleurs de la vie avec un répertoire qui célèbre sans dessus-dessous les cinq sens.
Nicolas Michel, alias K, qui a longtemps hésité entre le théâtre et la chanson semble désormais avoir trouvé sa véritable voix…

Claire Denamur

Une voix à vous couper le souffle. Une guitare derrière laquelle elle ne se cache pas, bien au contraire, c’est une musicienne ! Sa famille : une maman argentino-ukrainienne (si, si) et un papa hollandais étaient aussi mélomanes.
C’est de ces racines mêlées que Claire a su puiser son inspiration : des influences musicales très diverses, de Bob Dylan, aux Stones en passant par Césaria Evora. De toutes ces langues apprises ou entendues (elle a grandit aux Etats-Unis) elle a gardé les sons, les mélodies pour les offrir, simplement…avec beauté et fragilité. Cette jeune femme a compris la musique, ne reste plus qu’à la prendre…

Chet Nuneta

Daphné Clouzeau, Valérie Gardoula, Juliette Roussille, Lilia Ruocco et Michaël Fernandez composent le groupe, découvert et promut sur le label Mon Slip. Que dire si ce n’est que ce groupe nous transporte vraiment ailleurs ! A travers leur interprétation de chants du monde, on voyage ; de la Russie à l’Arabie en passant par le Mexique et la Finlande,…
Ces cinq artistes aux parcours pluridisciplinaires (théâtre, danse, clown) s’inspirent d’un répertoire traditionnel, qu’ils arrangent en composant des harmonies, des rythmes, des habillages sonores… A travers ces chants ils rendent hommage à la mémoire des peuples. Leur prestation, à la fois musicale et scénique, est une véritable invitation au voyage…

Moriarty

Produit par le couple de metteurs en scène Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, Moriarty (français de parents américains) joue avec l’extravagance et le rétro. Arthur et Charles aux guitares, Stephan à la contrebasse, Thomas à l’harmonica et enfin la magnifique et plantureuse Rosemary au chant. Ces cinq là proposent une musique flirtant avec le folk et le blues, portée par la voix unique et attachante de la chanteuse.
Ils s’inspirent du folklore américain et irlandais ainsi que du blues rural du sud-est des Etats-Unis, pour nous chanter des histoires d’autrefois dans la langue de Shakespeare. Un bonheur pour les oreilles et pour les yeux puisque sur scène ils cultivent un certain sens du décorum et du vintage qui nous entraîne hors du temps.

Les Wriggles

De nouveau sur scène, mais au nombre de trois, Christophe, Stéphane et Frédo, les Wriggles nous font toujours autant marrer dans un spectacle concert-ballet-théâtre, totalement décalé et décapant. La démarche pourrait sembler utopiste, mais en réalité elle s’assimile à une contestation salutaire, une façon de résister avec le sourire…
Ces trois énergumènes, autant comédiens que musiciens, décoiffent, groovent et sautent avec brio dans leurs costumes rouges, tels de petits lutins vengeurs venus sur terre pour réveiller nos consciences endormies. On l’avoue, c’est un peu nos chouchous à Paroles et Musiques, car ils ont su dire avec humour ce que d’autres revendiquaient avec ennui…

Les Fatals Picards

Oligophrénie : n.m : Faiblesse d’esprit dont le degré est variable, pouvant aller de la débilité mentale à l’idiotie, et empêchant un enfant d’acquérir son autonomie et de s’adapter socialement. Paul Léger (chant), Laurent Honel (guitare), Jean-Marc Sauvagnargues (batterie), Yves Giraud (basse) revendiquent leurs origines picardes ! Ils ne font pas de la musique pour faire rire, un minimum de capacité intellectuelle étant nécessaire pour calculer son coup…
Non, les fatals sont par nature totalement déjantés, drôles, engagés, débridés, et pour ne rien gâcher, excellents musiciens ! Qu’il fait bon être oligophrène, parfois, on peut flirter avec la cousine (Eu)génie.

BROADWAY

Sur scène, ce collectif ingénieux fascine et détonne. Une musique suggérée, qui laisse libre court à l’interprétation et à la rêverie du spectateur. Alors on se prend à se laisser aller, avec le sentiment d’être seul avec eux, à les écouter créer ce que nous n’osions ou ne pouvions pas dire.
Et puisque l’essentiel est invisible pour les yeux, ils se ferment à moitié, laissant l’autre moitié voyager dans des images travaillées en direct. Nos oreilles se payent un Grand Huit, entre les basses profondes et les violoncelles amers sans trop comprendre, dans ce joli vertige, comment la voix du chanteur parvient à garder un tel aplomb.

Angil + hiddntracks

On ne l’arrêtera pas ! Angil, c’est la classe, le talent à l’état brut, une véritable machine à inventer des sons, expérimenter des ambiances, mélanger les disciplines ! Lui et ses comparses font de chaque concert, un moment unique, une surprise d’anniversaire émouvante et inattendue.
On entre petit à petit, en douceur, dans une pièce aux sonorités complexes et à l’anglais travaillé. Un mélange de sons électros, de pop, de folk et de jazz, sans fioritures. Le tout porté par la voix unique d’Angil. Si certains se prétendent défricheurs de talents, Angil lui, défriche les champs libres, le talent à découvert continuant sa route et filant tout droit vers une renommée internationale…

Bombes 2 Bal

Enfin un bal sous le Magic ! Poussez les tables, rangez les chaises, sortez les grand-mères ! Voilà les Bombes 2 Bal ! Tous chantent, s’échangent violons, grosse caisse, tambourins et autres percussions, mêlant les styles et les langues, mêlant la langue d’oc au Forro brésilien.
Le Bal du dimanche réinventé entre tradition et modernité, où chacun est invité à guincher, à se retourner vers son voisin, et à finalement, le trouver beau ! Un voyage, hors du temps, à travers les cultures pour guincher si le corps vous en dit !

CarmenMariaVega

Elle est comédienne, elle est chanteuse, elle est belle, elle est jeune, très jeune…bref elle est insupportable ! Cette petite brune joue à être furieuse, interpelle le public dans un spectacle très réjouissant où elle prend plaisir à se moquer, de tout, de nous, et d’elle bien sûr...
Telle une reine des abeilles, piquante et espiègle, elle nous balade dans son petit monde avec une aisance déconcertante. Carmenmariavega s’est inventé un personnage faussement vulgaire et vraiment drôle. Accompagnée par un duo acoustique tout en cordes, Max Lavegie à la guitare et Alain Arnaudet à la contrebasse, les musiques et les textes swinguent autour de cette drôle de diablesse.

Karimouche

Une lyonnaise encore méconnue, mais plus pour longtemps…Un p’tit bout de femme qui vous accroche de son regard et de sa voix à la gouaille sans pareil. Accompagnée sur scène de deux beat-boxers (Kosh et Germain de Mei-Tei Sho) et d’un clavier, Karimouche virevolte avec aisance sur des airs de chanson hip-hop tournant parfois au ragga…
Une classe et une présence qui en rendront amoureux ou jalouse plus d’un(e). Ses textes sont inspirés, par son quotidien parfois, par Brel aussi, mais inspirés tout court et expirés des plus belles façons. C’est beau, drôle, frais et malin. Ne la ratez pas !

Marianne

Ex Ginkobiloba, Marianne revient cette année en très bonne compagnie avec Claire au violoncelle et Fatine au chant. Chanteuse à la voix d’or, Marianne fait l’unanimité partout où elle passe ! Une voix chaude et puissante qui sait aussi se faire caresse, comme dans « la mouche ». Ne chanter qu’en français l’ennuie, ne chanter qu’en espagnol la fatigue, ne chanter qu’en anglais l’énerve. Elle chante donc dans ces trois langues, avec une étonnante facilité…
Tout coule chez elle, rien ne paraît compliqué : les langues, la musicalité, la guitare et son rapport au public. Le chant de cet oiseau latino-méditerranéen, nous ravit encore, et toujours, et encore…

Yoanna

Quel sacré bout de femme Yoanna, une carcasse de moineau et un visage beau à faire fondre la banquise. A ses pieds, une paire de rangos pour botter l’cul de celui qui la prendrait pour un piaf et dans ses bras 40 kilos d’accordéon.
En beau compromis entre Yvette Horner et les Béru, elle a commencé seule dans les rues et les bistrots avant que quatre musiciens ne la rejoignent sur scène et en deviennent à moitié sauvages… Elle mène son monde à la baguette, Yoanna, avec un Y comme Yaourt, se plaît-elle à dire, et chante avec son ventre, des textes percutants et drôles.

Fred

Fred est un grand gaillard taciturne, au regard froid et lointain, mais dont la voix puissante vous réchauffe le corps en un rien de temps ! Fred c’est le mix des cultures, un mélange de résonances africaines et de senteurs de blues, du folk épicé et des délices très psychés. Des sonorités empruntées à ses voyages qu’on avait déjà pu découvrir il y a quelques années sous le Magic.
Sa guitare comme meilleure amie fusionnant avec sa voix, Fred s’accompagne cette fois-ci de deux autres musiciens et nous invitent, sur des rythmes chaloupés à bourlinguer avec lui…On arrive !

Camille Bazbaz

Un brun mélancolique ? Avec ses racines rock mais nourries de reggae (son dernier album a été enregistré en Jamaïque) Camille Bazbaz est de ces artistes fantaisiste et songeur, nonchalant et pudique. Ses textes simples mais vrais sont enveloppés dans du velours aux sonorités reggae, blues et soul.
Bazbaz, c’est la musique avant tout, la mélodie, le seul langage universel, ancestral, au-delà des mots. Sa voix caressante célèbre sans esbroufe la femme, le spleen, en jouant finement avec le second degré.

Tiken Jah Fakoly

Star du reggae Tiken Jah Fakoly nous raconte son pays en s’entourant d’excellents musiciens Ivoiriens, Béninois, Antillais, Cap Verdiens mais aussi Français. Un mélange de sons et d’hommes qui rendent ses concerts magiques et qui nous transporte au cœur de l’Afrique. Ses textes, pour certains co-écrits avec Magyd Cherfi sont poignants et engagés. Un discours militant, un africain en guerre permanente contre les injustices.
Au Sénégal, Tiken est devenu persona non grata car ses propos sont considérés comme « fracassants, insolents et discourtois ». En France, son discours est écouté et rassemble les humanités…Le monde ne tourne pas bien rond décidément !

Thérèse

Une guitare, des mots…Elle a l’art, sur scène, de créer une complicité avec le public. On se sent, dès les premières mesures, proche d’elle. Elle pose un regard tendre sur le quotidien à travers des chansons réalistes et déroutantes de sincérité.
Elle nous fait rire, nous provoque, nous interpelle…Thérèse, chanteuse folk à l’attitude rock’n’roll, nous offre un plaisir tout simple, celui de voir la vie autrement. Et on en redemande.

Ours

L’ours est un animal, auteur et compositeur capable d’hiberner des mois pour écrire. Et lorsque l’ours se réveille, Ours se révèle. Une voix éraillée sur des chansons pudiques et acidulées, sans drame irréversible et sans torrents de larmes.
Dans cette quête de légèreté Ours, le bien léché, s’est inspiré de rythmes chaloupés, sa musique, qu’il qualifie lui-même de « solaire », se place à mi-chemin entre mélancolie et bonne humeur. Il a beau jouer avec les mots, les sons et les notes, il n’en ouvre pas moins son cœur avec une délicatesse et une profondeur qui ne peuvent laisser indifférent.

Jean Racine

Né au Sénégal, il arrive en France à l’âge de 21 ans et n’a qu’une obsession : chanter. Chanter tout le temps, partout…alors forcément il commence dans les rues de Paris, jusqu’à ce qu’une oreille avisée, par chance, le repère. Entre Keziah Jones et Bob Marley, Jean Racine se met à mélanger des sons de soul ou de reggae tout en privilégiant l’acoustique.
Mais lorsque la voix s’élève, unique, limpide et écorchée, le moment devient chaud et sensuel, presque essentiel… Jean Racine n’aurait pas renié les vers de son illustre homonyme : « Hâtons-nous aujourd’hui de jouir de la vie ; Qui sait si nous serons demain ? »

David Sire

Magyd Cherfi

Magyd, ou comment marier le festif et le militantisme… L’ancien chanteur de Zebda, toujours accompagné de ses musiciens Frédéric Petiprez, Pierre-Emmanuel Roubet, Sébastien Rideau et Joël Saurin, nous propose un beau voyage empreint de consonances sud-américaines mêlant des airs de bossa et de tango à des textes toujours aussi engagés.
Des chansons sous forme de chroniques sociales où les bons mots s’enchaînent aux métaphores, les rires aux cris. Un univers de vagues sans repos dans lequel l’artiste a définitivement tombé la chemise, pour se mettre à nu, encore plus près de nous…

Hip-Hop party

Cette soirée se déroulera au Fil, en partenariat avec Les Potos Carrés et alternera entre les différentes disciplines inhérentes au hip-hop comme le rap, le slam, le graff, la danse… le tout sur les deux salles du Fil.
Au programme des réjouissances :

Un plateau rap réunissant Baloji/Yungun et Mr Thing/12Mé et Raph.
Du Beat-Box avec PHM, Mr Thing qui reviendra en tant que Dj.
Des démonstrations de Break dance avec Urban Force, Teal Shmetta et Melting Force.
Du graff avec la décoration de la salle qui sera faite en direct par Pitr.

Extrait musical : BALOJI

Aaron

L’histoire d’AaRON pourrait s’intituler : AaRON et la terre promise tant le succès pour ces deux jeunes versaillais fut soudain et populaire. Après avoir rencontré le public en 2006 grâce à la chanson originale d’un film, qu’on ne cite plus, Simon Buret et Olivier Coursier continuent à balader leur pop mélancolique à travers le monde.
La voix est divine, les visages assurément sculptés dans une statue de dieu grec et le tout baigne dans la beauté et la simplicité d’arrangements dépouillés et harmonieux. Chez eux le prétexte n’existe pas. Le verbe et la note sont fusionnels ; le mot est instinctif et la note vient le bousculer, le façonner, tout en douceur et en sensibilité…

Albin de la Simone

Albin de la Simone doit son nom à une rivière de Picardie, La Simone. Elément discret et multi-facettes de la chanson française, il s’amuse à composer des chansons et des musiques à son image : loufoques, décalées mais terriblement en prise avec la réalité. C’est ce qui séduit de nombreux artistes qui font appel à lui comme Arthur H, Mathieu Boogaerts, Jeanne Cherhal, Yael Naim…et bien d’autres.
Albin de la Simone a l’art de mélanger la particule au populaire pour accoucher de mélodies raffinées qui content des histoires de vie oscillant entre légèreté, cynisme et cruauté. Ce musicien talentueux en perpétuelle fuite de l’étiquette nous fait voyager en douceur vers les terres encore vierges de notes et de rimes.

Projet SI…

Et si…et si la poésie pouvait changer la face du monde ? La musique, effleurée du bout des vingt doigts de Simon Chomel et Laurent Abrial, oscille entre l’expérimental et le post-rock. Des ambiances sonores sculptées sans concession, sur lesquelles se posent des mots et des maux dits, sûrement pensés en écoutant Rimbaud et en lisant Ferré…
Comme si parler des petits détails de la vie, signifiait avant tout parler de l’intime, et non de sa cuisine. Parler de l’infiniment petit, l’infiniment essentiel…Un moment, un endroit d’une beauté rare où finalement rien n’est facile, rien est à vendre mais tout est à prendre.

David Sire

Chanteur, marcheur, marchanteur. Ce globe-trotter de la chanson effectuera, au printemps, un tour de France à vélo. Son périple va l’entraîner de Paris à Sète. Tout au long de son voyage il fera des haltes. Trois semaines de coups de pédales, vingt concerts dont deux au Festival Paroles et Musiques.

Il posera sa carriole dans le village le vendredi 9 mai et le samedi 10 mai, pour nous faire passer un bon moment aux côtés de sa guitare, yukulélé et cavaquinho. Pour l’occasion il proposera un concert atypique, à voir absolument, pour ceux qui ont envie de prendre le temps, de na pas faire la course, bref de profiter…

Soha

Soha a eu la chance de naître à Marseille, et ainsi, d’avoir toujours pu garder un œil grand ouvert vers l’Afrique, terre de ses parents, des sahraoui d’Algérie. Soha est le reflet d’un métissage tant artistique qu’ethnique. Une musique chaude comme le désert, vivifiante et fraîche comme une île du pacifique. Une élégance naturelle qu’elle sait transmettre avec légèreté et sourire.
Ses textes sont un mélange harmonieux de français, d’anglais, d’espagnol et de jamaïcain. En plus de ses influences africaines elle y rajoute des sonorités afro-cubaines qui donnent encore plus d’ampleur à sa voix. Sur scène elle nous transmet son amour de la musique, nous transporte du Sahara jusqu’à Cuba. Un beau voyage, un moment de légèreté et de plaisir où l’on se sent d’ici et d’ailleurs.

La Maison Tellier

Un collectif de cinq faux frères qui se sont rencontrés entre Rouen et Le Havre mais dont les vies antérieures devaient sûrement hanter les grands espaces américains. Leurs compositions acoustiques de folk-country évoquent pêle-mêle Neil Young, Calexico, ou 16 Horsepower, dans une ambiance cinématographique rappelant Ennio Morricone.

Le groupe a certainement un point commun avec "La Maison Tellier" de Maupassant, c’est d’être aussi un joyeux bordel rempli de ballades folk-country intimistes un brin mélancoliques, le tout dans un mélange d’instruments : une trompette omniprésente, un banjo, des guitares, des tambourins, grosses caisses, mandoline et autre contrebasse. Et on s’imagine facilement croiser un bandit en cavale, un joueur de banjo, des tueurs en mal d’amour, de belles filles, un mariachi. Une authenticité et une sincérité qui se dégagent en un vent d’air frais et tranquille…

Cali

Son regard nous rappelle celui des anges, sa fougue et sa joie sont terriblement, et inévitablement communicatifs. Un phénomène ce Cali ! Certains racontent qu’il est né près de Perpignan, mais non, il est né sur scène. C’est son berceau, sa résidence principale. . Depuis peu, “L’Espoir” renaît en nous, Cali renoue avec des textes plus politiques, plus poétiques aussi…
Il n’a toujours pas fait les Restos du Cœur, n’a toujours pas sa vie étalée dans Voici, n’a toujours pas eu de Victoire de la Musique, n’a toujours pas serré la main de Sarkozy mais…il est toujours entier et ose explorer des coins et recoins de la chanson française que d’autres n’ont pas osé approcher quelques fois par snobisme. C’est quand le bonheur ? Il n’a toujours pas la réponse, mais on ne se privera pas d’un aperçu ce 8 mai…

Fisto

« Parmi les figures de proue d’un rap français décomplexé et adulte, Fisto traîne son long flow tranquille entre les différentes natures de l’écriture et de l’expression de l’être.[…] Militant d’un rap chaleureux et humain où se bousculent les ombres du jazz, de la soul et du spoken word, flirtant avec une mélancolie enfantine et une part de croyance au lendemain, Fisto est un idéaliste doué de raison ; un « artiste dégagé » comme dirait Desproges. Entre l’intime, l’instinct et l’instant, l’étau et l’autre, ses effusions d’amour en points de suspension laissent à l’auditeur la place pour ses propres promesses, le temps d’un exil dans une boite à images où mots et maux s’imitent… »
 
Sylvain Souklaye (France Culture)

Kwal

Les histoires de Kwal se balancent entre la politique et second degré, des histoires récoltées aux comptoirs de bistrots telles des photographies, en noir et blanc. Le style est indéfinissable, résultat d’un parcours musical riche, entre des années de conservatoire et des voyages aux autres bouts de ce monde : sonorités africaines, indiennes, beat furieux ou violons tranquilles... L’écriture est prolixe et sensible, il use des mots sans se soucier des langues.
Rappeur de son état, sa musique reste à la croisée des chemins : Slam, chanson, musique du monde et hip hop. Dans une ambiance intime à dominante acoustique il raconte la vie, ses expériences, accompagné de musiques aux parfums d’Afrique, de rap et de jazz. Des textes engagés, contestataires mais plein d’humanité.

R-Wan

L’ancien chanteur du groupe Java se lance, en solo, accomplissant ainsi un de ses rêves. Voguant sur les ondes d’une radio imaginaire, R-Wan nous emmène dans un monde où la langue française est reine. Il joue avec les mots, les triturent, les dérangent et en rit. Avec son look de parigot des années 50, l’artiste fait se côtoyer verbe poétique et chansons paillardes, sur des rythmes hip-hop balancés par ses musiciens.
Précurseur du « rap guinguette » avec Java, R-Wan est aussi habile dans les performances textuelles que dans l’humour totalement décalé (gare à la reprise de Laisse Béton !) Avec pour mot d’ordre de ne surtout pas se prendre au sérieux et de laisser place à la dérision et aux jeux de mots.

Les Tit’Nassels

Les duos mixtes sont plutôt rares dans la chanson, on y a cru un moment avec Pascal Obispo et Natacha St-Pier...et puis non, c’était juste un coup de pub...dommage ! Les Tit’Nassels, eux, forment un couple d’inséparables au gazouilli léger, drôle et intelligent. Eux, c’est Axel, philosophe raté, et Sophie, parfaite idiote, du moins entre les chansons ! Une histoire d’amitié, (car ils sont juste amis)... qui prend forme, sur scène, autour d’une guitare, celle d’Axel, et de tout un tas de petits trucs qui font du bruit, les joujoux de Sophie (percussions, xylophone, cuillères, piano....).
Les voix s’accordent à merveille, sur des petits trésors de textes, pour certains plutôt graves qu’on garde précieusement dans un coin de sa tête. A l’occasion de leur venue à Paroles et Musiques, deux classes primaires viendront présenter des chansons écrites lors d’ateliers avec les artistes.

Ludeal

Vincent, alias Ludéal, est un garçon étrange, à la voix singulière arrivant de nulle part. Une poétique sombre et tourmentée proche d’un Alain Bashung, bousculant la norme des artistes de sa génération. Ludéal fouille ses sentiments, ses plaies avec pudeur et sincérité. On flirte parfois avec le surréalisme mais toujours avec poésie... Roméo et Juliette en pleine guerre des gangs, Miss Louisiana et Miss Ryad en pétroleuses déchues, des lycéennes hilares et belles rôdant dans les ruines de leur école, un soupirant déguisé en nonne, un ange au clair de lune…
Autour de sa voix, chaude et pleine, une musique pop-rock hypnotisante qui feint la douceur pour mieux nous approcher de la violence.

Thomas Pitiot

Deuxième venue à Paroles et Musiques pour ce trentenaire de la Seine-Saint-Denis. Musicien, écrivain, comédien, réalisateur, militant, Thomas a un pied en Afrique, un autre qui lui sert à botter nos consciences ramollies. Sa tête est en l’air, les mots sortent de sa bouche, coulent en flows déconcertants avec un accent venu on ne sait d’où.
Une main sur sa guitare et l’autre caressant le cœur des femmes, Thomas mêle l’humour et la poésie à des textes graves et profondément humanistes et n’a de cesse de donner tout ce qu’il sait donner, pour ne jamais regretter l’instant. Car chaque moment passé en sa compagnie est un trésor, une gourmandise qui ne devrait jamais se terminer. Un amoureux des mots, des hommes et des femmes…surtout des femmes (…)

Grand Corps Malade

Porte-parole médiatique du Slam, Fabien, alias Grand Corps Malade donne sur scène toute sa dimension à cet art : de la poésie urbaine, dite ou clamée, souvent improvisée mais qui touche aux réalités sensibles. Accompagné par S Petit Nico au piano, Feedback aux percussions et Yakeen à la guitare, la voix, grave, très grave même se pose sur des arrangements aussi discrets qu’essentiels. Son nom de scène ? Un nom de sioux pour un résistant réaliste, qui franchit les barrières imaginaires qui séparaient la chanson du Rap et du Slam : « Le soleil éclaire notre papier qu’on avait gratté dans l’ombre pendant toute la nuit. La chaleur fait couler l’encre, nos mots quittent nos cahiers, nos voix sortent de l’ennui. Alors nous allons prendre la parole, monter sur scène pour un moment(…) »
Le Slam est peut-être un art, le Slam est peut-être un mouvement, le Slam est sûrement un Moment… Un moment d’écoute, un moment de tolérance, à partager, ensemble…

Idir

Idir fait partie de ces artistes qui ont su marquer des générations. Chanteur phare de l’Algérie militante des années 70, il vit aujourd’hui exilé en France. Idir chante la France, multicolore et multiculturelle, celle qu’il voudrait, comme d’autres, plus unie et plus tolérante. Là où la politique est impuissante, là où elle devient aveugle, des voix souveraines se font entendre, des mots interrogent. Les rencontres se multiplient et fructifient (Grand Corps Malade, Tiken Jah Fakoly...) pour des chansons à la portée universelle.
Idir, ou comment un fils de berger a-t-il pu devenir un des porte-paroles de la culture Kabyle...Peut-être grâce à une certaine sagesse, glanée au fil de la vie et des rencontres car nul besoin de hurler pour qu’on entende ses messages. Une flûte du berger kabyle mêlée à des guitares et autres derboukas…Peu importe la danse, tant qu’on vibre à la même cadence !

Flow

Proche cousine de La Rue Ketanou de Mell ou de Karpatt, Flow c’est d’abord la voix de la chanteuse. Une voix éraillée, cassée, qui hurle le monde. Autour de cette Piaf un peu trash, s’ébrouent cinq gars dont Olivier de la Rue Ket’ livrant une musique entraînante aux arrangements simples mais efficaces.
L’histoire avait commencé autour d’un feu de bois sur une plage ; ces utopistes anar et cette nana-là improvisèrent sur trois accords, casquette sur la tête, pour rire un peu...Une rencontre musicale et amicale incroyable puisqu’elle dure, encore…

Mano Solo

Vivre un concert de Mano Solo est une expérience unique, un voyage à l’intérieur de soi, là où sont retenues toutes nos peurs et nos colères. A la fois punk et poète, Mano ne se tait pas, là où d’autres font des concessions pour arriver à la notoriété, il prend des chemins de traverse, ouvre sa gueule et vous file une droite. Des fois, la gifle se fait caresse, et le voici en train de célébrer l’amour et la femme…
Toujours mauvais garçon, iconoclaste, qu’on idolâtre ou pas le personnage , ses textes tranchants ne laissent pas indifférent,. Sur scène, se mêlent accordéon, guitare, piano et trompette à sa voix lacérée et fragile. Une beauté rare, un engagement constant, bref un Artiste libre, mais c’est un pléonasme, non ?...

Valhere

Attention, tout ce qui sort de Mon Slip est potentiellement dangereux… Valhère, c’est quelques centimètres concentrés de fleur sauvage accrochée à sa guitare électrique. Un timbre éraillé, léché par le rock, mais qui devient pur et mystique lorsqu’elle trouve les aigus. Valhère, c’est aussi une écriture instinctive, qui n’oublie jamais d’ajouter le laid au beau et l’horreur au sublime. Des corps à corps sensuels, électriques, qu’un violoncelle, parfois vient adoucir.
« Il faudrait descendre le ciel dessous mon visage pour que je garde la tête bien au-dessus des nuages, il faudrait coller des yeux sur mes genoux pour que je sache ce qui se passe en dessous de tout(…) »

Carlo Bondi et Xavier Michel

« Peut-on rester un enfant pendant toute son existence ? Dans sa tête et dans son cœur, sûrement ! C’est ce que nous prouvent avec bonheur Carlo Bondi et Xavier Michel. Dans un décor parsemé de cartons emplis de surprises, ces deux frères d’adoption s’amusent, entre chansons et petits gags rigolos, à déballer et animer sous nos yeux des objets relatant leur naissance, leurs parents et leur prime jeunesse, au fil du temps et des saisons qui passent. Ici, la narration d’un voyage. Là, l’évocation d’un mystère. Plus près, le soleil sortant de son nid. Plus loin, la nuit qui tombe enfin.
Autant de séquences douillettes et chatoyantes, rythmées par une guitare et un petit piano. Avec cette assurance que joies et chagrins seront toujours partagées, grâce à des airs constellés de voyelles pour que la fin soit belle. Même si l’on sait que les souvenirs mentent souvent ! » ALAIN CIGOLOTTI

Camel Arioui

Une guitare, un violoncelle à l’archet saccadé, et une voix…Tout simplement…Une voix qu’on entendrait au loin, du fin fond d’un désert algérien, une voix qui raconte la France des immigrés, l’Algérie des Harkis. Des histoires vraies, vécues ou non, qui se baladent sur des airs arabo-andalous et mélancoliques en caressant la corde sensible.
Et puis, il y a la profonde humanité de Camel, celle-là même qui lui colle à la voix, une humanité jadis remise en question au travers d’un long séjour en prison. Dix ans d’enfermement, pour être libéré tout à coup par des ateliers d’écriture (tiens, tiens) où ses talents d’auteur et de compositeur se révélèrent, en pleine lumière, brisant quelques préjugés et autant de frontières franco-algériennes.