LA BOUTIQUE

Madjo

2006

Lo’Jo

Depuis 1982, les membres du groupe Lo’Jo, infatigables voyageurs ont enrichi leur horizon musical au hasard de rencontres aux quatre coins du monde, cherchant sans relâche à désenclaver la chanson française de l’Hexagone... Une musique originale et mystérieuse où se mêlent les parfums de l’Afrique et les couleurs de l’Espagne. Les voix envoûtantes de Denis Péant et des choristes-sœurs Nadia et Yamina frappent l’oreille puis se font caresse en vous susurrant une poésie chaleureuse au goût d’épices et de femmes...« Et que le diable m’emporte d’avoir appris le nom de Dieu le nom de Mahomet dans la misère d’un fusil/d’avoir appris le nom des hommes, le nom des femmes sous le couperet d’un sabre[...] »
Une invitation au voyage, un défi aux frontières, à l’intolérance et aux étiquettes de la chanson dite « française »... Dans la galaxie des musiciens hexagonaux, les doux dingues angevins de Lo’Jo représentent une véritable exception multiculturelle. Inutile de définir leur musique : jazz, world, rock, chanson ? Un peu tout ça mais aussi java apache, bamboche tsigane, cérémonie vaudoue... Cette confrérie bigarrée va à nouveau en étonner plus d’un.

Têtes Raides

En vingt et un ans d’existence, ils ont imposé leur rock poétique, bastringue et contestataire. Heureuse synthèse entre le rock alternatif et le bal musette, les Têtes Raides reviennent sur le devant de la scène avec un album très punk-rock « Fragile » où l’accordéon laisse place aux guitares électriques et énervées, le travail de Denis Barthe (ex batteur de Noir Désir) dans la réalisation de l’album y étant sûrement pour quelque chose.
Même si le groupe s’est avant tout fait remarquer pour ses textes engagés et l’incroyable voix du chanteur, Christian Olivier, ils revendiquent une activité artistique qui dépasse souvent le cadre musical. Des arts graphiques à l’écriture, en passant par le cirque et le théâtre sur scène, Les Têtes Raides s’amusent, et n’hésitent pas à casser leur image de groupe rock-musette... Cette année, les huit compères clôtureront avec faste le quinzième Festival, après avoir passé une majeure partie de la semaine à la rencontre du public stéphanois à travers différentes actions menées dans la ville. Gageons que nos mascottes recevront autant d’enthousiasme et d’amour qu’ils peuvent en donner sur scène !

Anis

Anis signifie « le compagnon », en arabe littéraire. De cette langue, Anis a gardé le goût des mots, grâce à son père, révolutionnaire marocain, réfugié en France et médecin de campagne. Le goût des autres et de la société lui vient de sa mère, émigrée russe de la deuxième génération, et assistante sociale dans les cités. Anis débarque à Paris, habite dans une chambre de bonne, et devient intérimaire, « intérimeure » comme il dit. Il fait tous les métiers en « eur », serveur, plongeur, déménageur... Puis en découvrant un plan du métro, décide de faire le « busker », (saltimbanque en Anglais). Il prend sa guitare et chante dans le métro comme on va au boulot. A l’automne 2003, Anis est repéré. On lui propose d’enregistrer une maquette, et depuis son succès ne cesse de grandir. Entouré d’excellents musiciens, clarinette et piano-bastringue pour la nostalgie, harmonica frénétique et guitares nerveuses pour souligner ses formules lapidaires, et des chœurs gospels pour flatter son côté crooner, Anis pratique aussi bien l’autodérision que l’autobiographie, avec des clins d’œil permanents au blues. Ca va swinguer sous le Magic !

Batlik

C’est en 2002, de manière impulsive et sans préméditation que Gaspard Batlik s’empare d’une guitare et se met à composer ses premiers morceaux. Loin des clichés et des images convenues, le timbre de voix de Batlik nous emmène dans son univers, et, l’air de rien, on est conquis, bien vite. Sa voix, légèrement mélancolique touche en plein cœur et sa discrétion sert ses compositions.
Il porte un regard acéré sur la société, et sur la vie en général, sans concessions aucunes, des mots sur des maux qu’on rencontre tous, un jour ou l’autre, des notes sur les rêves d’un monde qu’on aimerait bien refaire...
Accompagné sur scène de son complice multi-instrumentiste Jean-Marc Pelatan, Batlik joue la carte de la simplicité et de la sincérité. Un univers introspectif qui nous parle de villes, de ruptures et des copains du bout de la nuit... quelques tranches de vies, des mots sur des maux, des notes sur des utopies. Comment ne pas s’attacher à ce poète des temps modernes ? Et si l’on partait refaire le monde, à ses côtés, assis autour d’un verre ?

Davy Sicard

Auteur, compositeur, interprète, Davy Sicard est considéré actuellement comme l’une des plus belles voix de l’océan indien. Sa musique est métissée, à l’image de la Réunion. Elle est le reflet d’une longue recherche identitaire, le besoin de retrouver ses racines malgaches, africaines, indiennes et européennes, sur des textes en créole et en français. Il mélange les cultures, les instruments traditionnels et modernes.
Alternant entre le blues-malaya, le reggae, le rock et le funk, son univers est une sorte d’explosion musicale. Son deuxième album, plus calme, raconte l’histoire d’un homme qui part à la recherche de ses racines. Fermez les yeux, vous n’êtes plus à Saint-Etienne...
Le tam-tam bat comme un coeur, les rouleaux de roseaux font vibrer une brousse imaginaire, le triangle tapisse l’ensemble de sonores gouttes de pluie, le kayambe (carré de bois) fait un bruit de serpent à sonnette... L’Humanité.

Rosdul et ses Badzens

Difficile de présenter ce groupe avec des mots, il faudrait des sons, des images. Composé de Lionel le Néouanic (membre des Chats Pelés), Pierre Rosdahl et Pusse, ce trio parfaitement déjanté propose un univers étrange très visuel, où rien ne rentre dans le cadre. Le grand s’exorbite les yeux en chantant, le p’tit tape en huhulant, le gars au fond fait du bruit avec sa guitare, les violoncelles sont joués avec les pieds, les guitares avec les moustaches...Tout devient possible, dans l’univers des possibles, comme faire de la musique en frottant une scie circulaire sur un arrosoir...Laissez vous surprendre !

Volo

Au départ, comme souvent, cet album est né d’une rencontre. Celle-ci s’est déroulée très tôt, en fait dès leur naissance, chez leurs parents. Car Volo, ce sont deux frères, Frédo et Olivier.
28 ans après leur 1e rencontre, les frères Volovitch décident de bousculer la chanson en proposant un Opus à la fois acoustique et rythmique mêlant leur goût de la ballade à leurs influences funk, fusion, voire pop où les textes ont bien plus que leur mot à dire...
Avant de se réunir ainsi en duo fraternel, Fredo (c’est l’aîné) et Olivier (c’est l’autre) ont aussi fait partie du même groupe de farceurs, les Wriggles, l’un au chant, l’autre à la régie.
Les Volo chantent leurs histoires, leurs amours, leurs révoltes, leurs amitiés, leurs joies, leurs peines, leur vision de la politique et de la société, le tout ponctué d’humour. A chaque coin de chanson, leurs voix s’accordent à merveille. Et pour ne rien gâcher à notre chauvinisme légendaire, les deux frangins ont débuté leur carrière à Saint-Etienne...au chien qui fume ! Vous y étiez ?

Balbino Medellin

Dix ans plus tard, après avoir formé maints groupes de rock, Balbino apprend aux autres à jouer la rumba, celle que l’on pratique dans le quartier St Jacques de Perpignan, celle dont il a longtemps fait son gagne pain dans les bars de la région. Et le voilà même en train de l’enseigner à l’un des artistes qu’il écoute assidûment : « Sergent » Garcia ! Balbino intègre le groupe en 2001 pour une longue tournée en France et en Espagne. Quatre ans plus tard, Bernard Lavilliers, dont les chansons ont toujours été une référence pour lui, l’invite à chanter Les Mains D’or à ses côtés ... Il y a comme ça des filiations qui ne s’expliquent pas et qui pourtant en disent long.
Autre rencontre décisive : celle avec Mano Solo qui, après l’avoir accueilli comme guitariste sur sa tournée et à l’écoute de ses chansons, lui proposera la première partie de ses concerts. Et sur son disque Les Animals en 2004, Mano partage avec Balbino le titre Barrio Barbès, chant d’amour de deux écorchés qui ne s’adressent pas à la même femme, mais au même quartier. Entre fièvre catalane et rock’n’roll à pedigree, les chansons de Balbino Medellin racontent cette jeunesse turbulente passée à se chercher, à se perdre, à se trouver, dans le ventre des filles et les entrailles d’une ville.

Anaïs

SPECTACLE COMPLET !!!
Un véritable show, mais pas cher. Anaïs incarne plus qu’elle interprète, elle donne vie à des personnages fragiles, capables de rire d’eux-mêmes, ici, la tendresse a son mot à dire. « Je me moque amoureusement d’eux » dit-elle. Anaïs a un drôle d’accent, québécois, qui s’enfuit après deux morceaux. Elle détourne Justin Timberlake, Eddy Mitchell, Kelis, Carla Bruni et d’autres, croise les époques, les genres, transfigure le quotidien, la forme accepte de servir le fond, la pop, le rock, le blues, la soul, le metal. Une tête bien faite et bien pleine qui regorge de surprises, de jeux de mots et d’absurdités à vous faire tordre de rire. En plus d’être drôle et grinçante, Anaïs n’en est pas moins une chanteuse, jouant avec sa voix sans difficulté, elle devient au détour d’une chanson, un groupe de rap à elle toute seule (elle et son sampler), voix, percus, scratch...Elle imite, se moque, bref se lâche pour notre plus grand plaisir, avec des chansons simples et fraîches, visant avec ironie les couples, les filles, le rap ou encore l’amour dégoulinant.

Clarika

SPECTACLE COMPLET !!

Le dernier opus de Clarika JOKER est un trésor. Il reprend les thèmes chers à la chanteuse en creusant le sillon intime, acoustique, « joué en vrai », au plus près de ce que la chanson a de mieux à nous offrir : une façon de réenchanter le monde, mine de rien, comme en passant.
L’émotion est là, juste derrière le rire, les allitérations fines, les paradoxes et autres images délicieusement cruelles. Violons, flûte, clarinette...sans pathos ni trémolos superflus. Mais la voix tremble, pourtant, à l’évocation des patineurs qui gravent des cœurs sur la glace. Luth, mandoline, guitares, guitare... A la fois espiègle, charmeuse, Souvent drôle, cultivant allègrement le double sens, la jeune femme parle de la vie avec des mots simples mais percutants. Les compositions sont assurées dans leur grande majorité par le fidèle Jean-Jacques Nyssen. La chanteuse, sous couvert de son image de jeune fille gentiment foldingue s’est imposée en trois albums comme l’étalon, en France, d’une chanson toujours vive et alerte, laissez-vous porter...

Lola Lafon & Leva

Et si le folk rock était né à l’Est....Une enfance passée en Roumanie et en Bulgarie, mêlée à une écoute acharnée des vieux Stones, Patti Smith, puis plus tard Jeff Buckley, et Lola, écrivaine de son état, invente Leva en 1999. Les chansons naissent dans sa chambre, puis Lola Lafon & Leva grandissent dans les cafés, les petites salles, les concerts de soutien, un peu partout. Un macédonien à la guitare, un serbe à l’accordéon, un français à la basse, un belge aux samples, une franco-biélorusse au chant...Tous d’accord pour traiter les compos en français comme les reprises de traditionnels roumains : guitare folk rock et accordéon balkanique sur des samples ténébreux de Prokoviev, entre autres. Et si les textes de Lola sont intimistes ils ne sont résolument pas quotidiens. Percutants pour certains, ils reflètent peut-être l’époque mais alors "à la manière d’un bouclier et pas d’un miroir" (Marina Tsvetaïva). Un concert qui promet d’être incandescent, terriblement contagieux, mêlant les notes aux mots et les émotions à une rage "impossible à négocier". A ne rater sous aucun prétexte !

Eric Toulis

Et si la musique était le suprême refuge de l’humour ? Eric TOULIS fait très fort avec ce qui ne ressemble plus à un tour de chant, mais à un véritable spectacle visuel comique. Le grand prédicateur de la paresse des temps modernes, auteur de l’hymne « ASSEDIC » c’est lui. Acteur, chanteur, compositeur, un faux air de Coluche dans la voix et dans le geste, ce jeune homme s’autorise à parler de tout et même d’amour... Esprit libre, homme généreux, il n’a aucun interdit, traite de tout, le ton caustique, l’œil rigolard avec des paroles franchement originales. Un tour de chant absolument délicieux. Après quatre albums et dix années de tournées au sein du groupe Les Escrocs, Eric Toulis se produit désormais sous son nom propre avec un bouquet de nouvelles créations. Sur scène, il s’entoure cette fois d’un trio Jazz - Rémi Toulon au piano , Brahim Haiouani à la contrebasse et Robby Ménière à la batterie.

« Porte-voix, éclaireur de conscience, montreur du doigt et grande gueule attendrie, il est de cette race d’artistes nécessaires qui trouvent le bon angle pour soulever les problèmes du monde et les changer en confettis : une révolution joyeuse ! » (Christian Paccoud).

Fred Radix

Ah ! St-Julien-Molin-Molette !1000 habitants dont la moitié sont des artistes...un vivier pour Paroles et Musiques...On avait déjà repéré l’homme à la tresse dans le cou il y a quelques années et voilà qu’il nous revient avec une toute nouvelle création.
Après « Récital à domicile » en 1999 et « Strapontin » en 2002, Fred Radix, chanteur, comédien, musicien, revient accompagné de trois musiciens (Jacques Toinard, Damien Lourme et Etienne Caillard). Dans cette formule « concert-spectacle », il passe de la guitare à l’accordéon, du ukulélé au Glockenspiel, de la chanson à la comédie, pour interpréter ses chansons dans lesquelles il tisse des histoires ficelées à partir de la poésie du quotidien. Un tour de chant qui dérape à la manière de Fred Radix, l’acrobate, jouant entre, et sur les mots, à la fois tendre et cruel, drôle et satirique, il se bonifie avec le temps et le public suit...pour notre plus grand plaisir.

Thomas Fersen

Depuis 1993, les amateurs de poissons, d’oiseaux et de moucherons ont trouvé chez Thomas Fersen un ambassadeur crédible. Un peu vite statufié en « nouveau La Fontaine » et chantre décalé des petites histoires du quotidien. Thomas Fersen avait beau expliquer que les animaux de ses chansons n’étaient pas des vrais, qu’il n’était pas l’héritier de Trénet et Prévert, que la « défense de la langue française » était le cadet de ses soucis ; rien n’y faisait : on voulait lui coller des pères, des oncles, des cousins, voire des trisaïeuls. Et puis ne cherchez pas de morale dans ses chansons, il n’est pas là pour ça.
Or plus le temps passe, plus Thomas ne ressemble qu’à lui-même. Avec sa voix gouailleuse et son univers bucolique, Fersen est un poète des temps modernes développant une énergie et surtout un humour incroyable sur scène...Un concert de Fer...scène, c’est sûr qu’on s’en souvient, car même si sa notoriété ne lui permet plus de jouer dans les pianos-bar de ses débuts, la chaleur est toujours là, au plus proche du cœur, pas loin de la simplicité...

Bams

Bams fait partie des ces rappeuses françaises, culottées et non stringuées que l’on peut compter sur les doigts d’une main. Ancienne championne de France d’athlétisme, comédienne, journaliste et licenciée en mathématiques, Bams ne ressemble à personne et distille sa prose avec force sans jamais rentrer dans les clichés du rap. Sur scène elle mélange les genres musicaux, les platines côtoient l’accordéon et la flûte, elle brouillent les pistes et surprend. Femme d’une beauté rare, les premiers mots de son spectacle sont pourtant : « Me fous d’être jolie, fais chier d’être une fille ». Elle est noire et surtout pas black « parce que les blancs ne sont pas plus white que moi, un Blanc qui écrit bien, on ne lui dit pas qu’il est intelligent mais que c’est un auteur. J’ai l’impression que dès qu’on est noir, qu’on fait du rap, qu’on écrit des phrases avec sujet, verbe, complément, en disant autre chose que "Je suis de la cité", tout d’un coup, on est intelligent. Pour éviter ça, j’ai rajouté pleins de conneries. »
Pour son premier album, Bams a su s’entourer d’artistes comme Dgiz, qui jouera ce soir-là, juste après elle...une belle soirée de mots et d’idées en perspective...

Dgiz

Lucky Luke du verbe, Dgiz mêle hip hop décalé et flows débridés, textes où s’articulent autodérision et biographie salée, lignes mélodiques structurées et instruments acoustiques inspirés. Freestyleur déchaîné, jamais en manque de mots, de rimes et d’ironie, Dgiz s’immisce partout : rappeur de cité, de cabaret, de salon bourgeois ou de squatt underground, son don d’ubiquité ne cesse de surprendre. Il partage son temps depuis des années entre la scène et des ateliers d’écriture qu’il anime pour des enfants. Slameur virtuose, ses textes sont pertinents. Il passe en revue les maux de sa génération entre béton et prison, sans pour autant tomber dans les clichés du genre et plutôt que de vociférer sa rage, il l’évoque et l’effleure avec intelligence mêlant les mots à des sons jazz et hip-hop, le tout dans un flow impressionnant de rapidité. Dgiz mitraille ses rimes avec un humour évident qui ne gêne en rien l’intelligibilité du discours...Une telle maîtrise de la langue mériterait bien une chaire à l’Académie Française... Non ?

La Caution

La Caution est un groupe à part. Forts d’une identité sonore évidente, les deux frères Hi-Tekk et Nikkfurie, originaires de Noisy-Le-Sec, se sont forgés une solide réputation au fil des concerts et projets auxquels ils ont participé depuis 1996. « Au début on avait une image ambiguë : deux arabes qui font de la musique un peu pointue, ça paraissait bizarre, ça nous a donné de la force ».Leur musique parvient à réconcilier hip-hop et musique électronique, innovante, inclassable, elle apporte au rap une véritable fraîcheur, grâce à des sons protéiformes, riches et fluides. Côté textes, les deux frangins excellent dans la rhétorique rythmée. Ils alternent prises de position, délires verbaux et expériences sonores.
Leur écriture pertinente, poétique et urbaine, et leur musique, plutôt complexe, ne plaisent pas qu’aux passionnés de rap et de hip-hop. La Caution fait partie de ces groupes qui marquent définitivement un genre. Leur art peut paraître parfois difficile d’accès pourtant la recette est simple selon eux : « sampler, stylo et thé à la menthe ».

Redbong

À soirée exceptionnelle, formation nouvelle : Redbong se décuple en ajoutant trois musiciens spécialement pour Paroles et Musiques. Aux quatre membres traditionnels viendront s’ajouter Yann (Prohom, Marcel Bellucci) à la batterie, JP (Insiders, 202 Project) à la guitare et Dj Drop aux scratchs. Redbong nous concocte une soirée très spéciale...un moyen de revisiter leur propre répertoire pour finir cette soirée rap, hip-hop en beauté !
La musique de Redbong oscille entre hip-hop et électro avec des textes coups de poings, maniant la critique habile sans haine, et l’auto-dérision (celle des rappeurs entre autres) avec humour. Une véritable succession de déflagrations verbales assénées par Dan et Cray, appuyées par les samples, séquences et autres traficotages initiés par Lodubang et Selecta Pastoug’. Le duo vocal superpose ses débits ahurissants à une mixture électronique puissante. Le tout donne une sauce très épicée, qui monte vite au nez pour finir au bout des pieds, qui ne tiennent pas en place. Le mélange des genres (un passé assumé de teufeurs et une veine plus oldschool) explose dans une musique originale, peu entendue. A l’occasion de leur deuxième passage à Paroles et Musiques (ils étaient les grands gagnants des Coups de Pouce 2005), Redbong veut surprendre...laissons leur la place !

David Walters

Ancien sportif de haut niveau, David Walters, jeune auteur, compositeur, interprète et producteur a donné naissance à un étonnant répertoire empreint de beats électroniques et de folk acoustique sous influences afro-caribéennes. Cet homme orchestre réveille le voyageur qui sommeille en nous. Seul sur scène, entouré de ses machines, percussions, cristal Baschet et guitare, David Walters déroule un répertoire aux horizons larges, repensé pour chacun de ses concerts. Après avoir participé à la tournée asiatique du Ya Basta Sound System, il a dernièrement fait les premières parties de Lenny Kravitz, Morcheeba ou Jamiroquai. David Walters avait déjà été remarqué en tant que DJ en ayant ouvert les concerts de David Bowie, des Négresses vertes ou de Dupain. Remixeur pour Zuco 103 ou Gotan Project, il a aussi produit une paire de titres sur le premier album de la chanteuse brésilienne Cibelle. Une bête de scène prometteuse, à découvrir exceptionnellement dans l’intimité d’un chapiteau fait de bois et de miroirs.

Arthur H

Chanteur au charme nonchalant, Arthur H est un défricheur de sons et d’ambiances. Sur son piano, jazz, rock, tango, java, pop swinguent sans complexe. Doué d’une belle voix sombre, on pense à Tom Waits pour cette capacité à communiquer une émotion authentique. Mais le chanteur enchanteur n’a pas besoin de modèles, tout juste de références qui vont de Prévert à Gainsbourg, ou de Piaf à Fréhel. Un brin désabusé et en même temps bien dans son art, le roi Arthur trace en douceur l’un des chemins les plus originaux du paysage musical français. Et confirme cette tendance empreinte de douce mélancolie dans son dernier opus. Arthur Higelin dit H s’est vite affranchi de sa panoplie de "fils de", picorant ses influences dans maintes directions musicales, son répertoire, comme ses spectacles, se singularisant par une certaine pratique de la poésie, du conte et de l’humour. Son dernier album dit Adieu à la Tristesse, vous ne vous étonnerez pas de le voir esquisser quelques pas de danse sur la scène de la Jeanne...

Jasmine Vegas

Jasmine Vegas a écumé les salles du East Village de New York - sa ville natale - avant d’arriver à Paris dans les années 90 et de monter son groupe le Jasmine Band. Aujourd’hui, elle sort un album solo, envoûtant, en français et en anglais. Artiste au parcours atypique, Jasmine Vegas ne fait rien comme personne. Là où d’autres utilisent la débrouille pour dégoter de quoi faire un premier disque, Jasmine s’entoure de ses relations, de grands noms comme Markus Dravs (collaborateur de Bjork, Depeche Mode...). Sur scène, elle joue les divas avec humour et se sert de son accordéon comme d’un instrument trip-hop. Affichée totalement underground, l’artiste compte prendre un malin plaisir à proposer un style minimaliste axé autour de sa belle voix et d’une ambiance lorgnant entre l’acoustique et l’électronique. Les ambiances explorent toutes les contrées, du boui-boui parisien aux grandes plaines écossaises en passant par une traversée au milieu des étoiles. Des airs excentriques de diva, une présence magnifique sur scène, une voix sucrée et un petit côté fofolle font aujourd’hui de Jasmine Vegas une de ces artistes underground à suivre de près.

Louis Ville

Il avait ouvert le concert d’Hubert-Félix Thiéfaine, l’année dernière, seul avec sa guitare devant une salle comble qui ne le connaissait pas ou peu...En quelques chansons, il a charmé, envoûté plus de 800 personnes...On se devait de lui offrir une scène, juste pour lui. Une scène chaleureuse pour des textes souvent crus, du bois pour l’authenticité de sa voix et des miroirs pour pouvoir admirer son charisme de tous les coins (ronds) du Magic. Un artiste qui ne tombe jamais dans la facilité, ses textes sont grinçants et poétiques, mis en ombre et en lumière par une voix rauque, façon Arno, habitée et sensuelle. Sa musique a des accents parfois world ou folk et glisse entre les doigts de ce guitariste parfaitement autodidacte.
Il remplit l’espace de ses mots et de sa voix puissante. Difficile d’entrer alors ? Peut-être mais qu’est ce qu’on est bien à l’intérieur...

Claude Astier

Non Claude Astier ne ferme pas sa gueule car il a des choses à dire, il chante sans concession ni respect du politiquement correct. On le dit épicurien, d’une gouaille incisive, lui revendique de faire de la chanson sociale pour dénoncer la connerie et les fachos.
Claude chante en faisant la manche pendant deux ans à partir de 1974, une bonne école de modestie. Il aime le jazz, le musette, le swing et les musiques latino-africaines, on retrouve cette alchimie musicale dans ses compositions. Claude a besoin de bouger lorsque ses activités ne le satisfont plus, comme une envie de jeter aux orties ses habits de préoccupations. A la manière d’un savant fou, un genre de Tournesol, le professeur Astier dans son laboratoire a inventé "Des articles hygiéniques, ménagers, pédagogiques, sécuritaires & décoratifs" : le sifflet antimite, le PQ pour gaucher, le dentifrice pour chauve, le vélo coupe-frites, le dentifrice noir pour aveugle, le fer à repasser pour manchots, et tant d’autres... Bref, difficile de s’ennuyer avec lui : des textes décapants, une écriture originale avec une jonglerie de mots, une musique très swing qui chaloupe sur une voix convaincante. Un chanteur impertinent qui fait chaud au cœur dans le conformisme ambiant.

Bartone

Le public stéphanois connaît déjà l’artiste pour l’avoir vu évoluer au sein des Raoul Volfoni. Pour son premier album solo, Antoine Barailler, alias Bartone, a su s’entourer de talents tels que Matthieu Ballet (qui a déjà oeuvré pour Miossec, Bashung), l’arrangeur Joseph Racaille et Thomas Boulard, le chanteur de Luke, qui signe un texte. Les textes, justement parlons-en, souvent pince-sans-rire, intimes, légèrement provocateurs et cyniques, ils servent à merveille des mélodies accrocheuses et surtout une présence scénique indéniable. Pour autant, Bartone ne se fait pas du cinéma, il lui fait des clins d’œil. Derrière celui qui fait le beau, celui qui a le blues ; derrière le cinoche, le mioche.. Goût affirmé, donc, pour l’humour sur pellicule. Même si « la vie n’est pas Hollywood/les mauvaises prises, elle les garde. »
Bartone, metteur en scène de « la vraie vie des vrais gens », garde les mauvaises prises - tel un traumatisant souvenir footballistique, pose de pertinentes questions (Les Bimbos hibernent ?), débusque de surprenants secrets (« On rêve tous sans se l’avouer d’être un héros de chanson yé-yé »). Bartone, trentenaire, sort du champ où s’ébattent tant de Peter Pan contemporains. A découvrir !

Chanson plus Bifluorée

C’est toujours un régal pour les yeux et les oreilles d’accueillir Chanson Plus à Paroles et Musiques. En une vingtaine d’années, Chanson Plus Bifluorée a tout concassé : la variété, le folk, l’opérette, le swing, le rap, les musiques traditionnelles, le chant baroque...
Sur scène, leur terrain de prédilection, chaque chanson est prétexte à gags et facéties qu’ils manient avec une énergie contagieuse. Avec leur nouveau spectacle, émaillé de quelques-uns de leurs « grands classiques » et étoffé de nouvelles compositions personnelles, ces trois amoureux de la chanson pratiquent toujours à la perfection l’art millimétré de la parodie avec le même goût pour dérégler les mécaniques trop bien huilées et pour détourner à leur profit tous les genres musicaux.
Les rigoureuses harmonies vocales du trio vous gratifieront d’un brossage d’oreilles et d’un détartrage de cerveaux dignes des meilleurs praticiens. Leur toute dernière création « Poum », titre dévié d’une chanson de Trenet, ravira les fans de la première heure et séduira sans doute les nouveaux venus.

Louise Attaque

Sans prévenir, bousculant les habitudes d’une intelligentsia rock bien-pesante et ronronnante, la tornade Louise attaque s’est abattue sur la France un beau jour d’avril 1997. Séparé puis reformé, pas pour la frime, Louise Attaque est au départ un groupe de scène. Sa formule toute simple, basée sur des textes qui font mouche et une musique Folk-Rock originale et immédiate, parle au plus grand nombre. Authentique, basée sur une spontanéité contagieuse, elle se rattache au courant indépendant qui a enfanté des groupes comme La Mano negra, Passion Fodder, Noir désir ou Zebda, mais son intégrité se rattache aussi au mouvement alternatif américain dont les Violent Femmes sont les meilleurs représentants."A plus tard crocodile", leur dernier album garde une sonorité très reconnaissable grâce à la voix particulière de Gaetan et au violon d’Arnaud, mais n’a plus les mêmes accents sombres que l’on connaissait au groupe sur les deux albums précédents. Plus ouvert, plus apaisé sans doute, il propose une musique plus variée, entre folk-rock et chanson, mâtinée de quelques rythmes reggae et de boucles électro.

Marie Cherrier

La belle, tout juste 21 ans fait une entrée remarquée dans le monde de la chanson. Le titre de son tout premier album « Ni vue, ni connue » sera espérons-le, paradoxal ! Marie Cherrier, c’est tout d’abord une voix, qui intrigue par son timbre doux, enfantin, presque naïf, mais qu’on ne s’y trompe pas, le contenu de ses textes ne l’est pas. La chanteuse nous surprend par la maturité de son écriture poétique, sans tabous, voyageant entre des souvenirs d’enfance et ses amourettes.
Auteur mais aussi compositeur, Marie s’est lancé sans la chanson un peu sur un coup de tête, tête d’ailleurs qu’elle porte belle et pleine. Difficile de ne pas tomber sous le charme, la jolie voix de la chanteuse glisse sous la peau, avec des intonations délicieusement friponnes.
Sans prétention et tout en douceur, le talent de Marie Cherrier est prometteur...à voir et à suivre...

Mell

Souvenez-vous (pour les chanceux), Mell avait enflammé le Magic l’année dernière. Véritable bête de scène à la langue bien pendue. Un côté rock, un bon côté punk, elle trace son chemin, à l’écart des parcours fléchés. Son dernier album dévoile une maîtrise et une maturité qui marquent une étape singulière dans son itinéraire. Ses chansons s’équilibrent entre dérapages électriques et textes pleins de vivacité, écrits dans une langue directe et spontanée. Poésie douce-amère, tragédies sentimentales dynamitées à l’humour noir, elle oscille en permanence entre gravité et dérision, tendresse et éclats de rire. Soutenue par Natt à la batterie, Fabb à la basse et à la guitare, Edd et Jull aux cuivres, Mell déploie sur scène avec une totale décomplexion son approche sensible et électrique de la musique, elle vandalise la syntaxe, taillant des vestes au bonheur et aux bons sentiments sur l’entrain d’un rock’n’roll manouche, d’un mélange de jazz fantôme, et de punk rock cru.

Agnes Bihl

C’est l’insolence qui sourit. Blond minois, grande gueule et coeur tendre sur timbre acidulé, Agnès Bihl s’est imposée depuis 5 ans dans le monde de la chanson, par un talent de plume et une jubilation scénique rare. Après un baptême chansonnier dans les cabarets parisiens, sa griffe verbale et son tempérament explosif sont si atypiques, qu’on l’invite illico en premières parties (d’Anne Sylvestre à Brigitte Fontaine, en passant par Thomas Fersen ou Louis Chedid...). Qu’elle chante l’enfance ou la vieillesse, les femmes ou les hommes, Agnès Bihl met toujours dans le mille. En plus, elle a une gueule d’ange mais les bonnes âmes sont prévenues. Ceux qui voudraient lui donner le bon dieu sans confession risquent de prendre un vigoureux Ni dieu ni maître dans les arpions.

« Elle aurait pu se contenter d’être blonde... Mais sous ses airs d’angelot espiègle, Agnès Bihl cache une révolte profonde et un sentiment très vif de l’injustice et de l’absurdité d’un monde dans lequel elle plante ses petites dents.
Elle manie les mots comme des couteaux, elle envoie ses sourires comme des grenades, elle est insolente, elle est drôle, elle est dangereuse, elle décape. »
Anne Sylvestre.
 
 

Florent Vintrigner

« Quand La Rue Kétanou est en sommeil, Florent Vintrignier invente...T’INQUIETE LAZARE ! » Depuis les premiers fracas dans la rue et les bistrots jusqu’à la scène de l’Olympia, Florent Vintrigner, troubadour de La Rue Kétanou, reprend la route, simplement comme aux premiers jours. Accompagné de Jean-Louis Cianci, contre-basse/percus et de Barry Jones, guitariste, Florent nous propose un répertoire de chansons fidèle à ce qu’on lui connaît déjà, mais aussi à des moments de musicalité plus intimiste. Ses chansons sont des poèmes vagabonds et bohémiens, portés par une voix reconnaissable entre mille, rocailleuse, vive et déchirante. Dès les premières notes de voix et d’accordéon, ou de guitare, on est transportés au large, les textes ricochent sur des falaises que l’on imagine en Bretagne...on imagine...voilà bien le propre d’un concert de Florent, et dieu que ça fait du bien, des chansons qui parlent de chansons, de vague à l’âme, tout en accords mineurs mais sans tristesse, une nostalgie mêlée d’espoirs et de paysages abruptes...un voyage au cœur de soi !

Dominique A

Ce sera son premier passage à Paroles et Musiques, et c’est une fierté pour nous que d’accueillir ce fin ciseleur de mots, un de ceux qui a ouvert la voie et inspiré la « jeune génération ». Le septième album de Dominique A s’intitule L’Horizon. Tel qu’on a déjà pu l’entendre, il s’agit peut-être du plus spectaculaire de ses disques : ouvert sur une histoire de baleinier au Groenland, l’album se promène dans le camion d’une tournée, dans une ville de bord de mer, dans un bateau en mer, dans la rue d’une petite ville au temps de l’enfance... Dominique A ose le romanesque, l’évasion, l’incarnation de personnages qui pour une fois ne lui ressemblent pas tous. Peut-être n’est-ce pas un hasard si, justement, ce virage s’accompagne d’un changement dans l’interprétation : depuis quelques années, et notamment ses concerts en solo, Dominique A "lâche" de plus en plus la voix ; et, il atteint un lyrisme singulier, à la fois enflammé et soumis à son écriture mélodique très retenue. C’est aussi pour ça qu’on l’aime, car il prend des risques afin de sans cesse se renouveler dans la création ...ça doit être ça un artiste, non ?

Joseph d’Anvers

« A trop regarder les choses en face, on finit par devenir aveugle » tel est la devise de Joseph d’Anvers, ...et déjà les critiques sont élogieuses. Il nous propose des chansons écrites sur le tas, dans sa chambre de bonne nichée au pied de la butte Montmartre, sans trop savoir pour qui ni pour quoi. Des chansons qui parlent des gens, des autres, des amours gaies et tristes, des brèches, des trêves et des cicatrices, de Paris aussi, de Pigalle bien sûr. Des séquences d’une vie bien ordinaire à défaut d’être bien ordonnée, des courts métrages, avec des mots à la simplicité touchante, des musiques au dépouillement ample, le tout égrené d’une voix qui vous susurre dans l’oreille, comme des cris murmurés. Ses chansons sentent le bois et les cordes. Joseph est devenu d’Anvers en référence à ce quartier situé entre Barbès et Pigalle, où il vit. Toutes ces chansons s’inspirent de l’atmosphère de ce lieu improbable et des rencontres que l’on y fait. Il en parle presque comme d’un décor de cinéma.

Tom Poisson

Avec une dextérité incomparable, ce Nancéien de trente ans enfile les mots sur un fil mélodique dont la douce harmonie enivre les sens. Habile mélange de bossa, de pop et de musette, les ritournelles de Tom Poisson évoluent aisément entre mélancolie et facéties. On dirait qu’il a fait ça toute sa vie ! D’abord comédien, il devient un véritable touche-à-tout, de la trempe de ces artistes qui savent danser, chanter, jouer, rire et pleurer : L’homme « fil de fer », comme ses amis le surnomment, est avant tout un amoureux de la vie ! D’ailleurs, ses chansons en témoignent : derrière l’humour et l’ironie, Tom Poisson apprivoise les petits travers de la vie, les dépeint comme pour mieux les magnifier. Il a créé le concept de chansons “d’empêché”. Elles racontent ces moments sans grandeur, où on ne sait pas quoi faire, où aller, quoi devenir. Ces moments où “le corps pèse des tonnes”. Les chansons de Tom sont un vrai remède, quelques minutes, et vous voilà, cheveux aux vents, sifflotant, le cœur léger, comme un poisson dans l’eau...

Benabar

C’est l’histoire d’un “minuscule terrien”, devenu majuscule. Un certain Bruno N., dit Bénabar, qui fêtait naguère des trente ans. Il compte à présent trente-six ans, dont un et demi de paternité (est-ce que les nuits blanches, ça vaut double ?). C’est l’histoire d’un parcours à faire rêver plus d’un aspirant au succès. C’est l’histoire d’un chanteur prometteur devenu chanteur populaire. Et pas près de somnoler sur ses lauriers... Chouette, voilà une brassée de nouvelles chansons à apprendre ! Des drolatiques, des émouvantes, des rageuses, des amoureuses. Des hymnes à la mauvaise foi...
Comme à son habitude, le chanteur écrit en s’inspirant des petits détails de notre vie de terrien... détails qui pourraient nous paraître, à nous, insignifiants, mais qui, dans ses chansons deviennent des trésors d’humour et de cynisme. Et comme celles-ci nous concernent tous, le public suit, reprend, chantonne, même faux, un vrai moment de partage...

Emily Loizeau

Emily Loizeau frôle ses premières touches de piano dès l’age de six ans. Après un parcours de pianiste classique, elle va ajouter à ses talents de musicienne ceux d’auteur, avec une plume toute personnelle, emprunte de sensibilité et de sensualité agrémentée d’humour voir d’insolence. De son origine anglo-française, Emily garde une forte influence dans l’écriture. Elle mêle dans son répertoire des chansons en français et en anglais avec des influences allant de Brel, Barbara, Souchon, Gainsbourg, Higelin à Robert Johnson, Bob Dylan ou Tom Waits. Petit animal sorti d’une dimension inexplorée par l’homme, la belle s’entoure cette année de deux musiciens qui jonglent avec elle entre rythmiques jazz, blues, et classiques. Ses textes touchants s’accordent avec un grain de voix très country quand elle chante en anglais, et très sensuelle quand elle se met à caresser la langue de Molière.

Renan Luce

Il faudrait d’abord lui trouver un préfixe ; ça se fait dans ces cas-là. « Post truc » ou « Néo machin ». Car bien sûr, les références à ses aînés de la chanson française sont là.
Puis il faudrait ensuite parler de ses textes : des rimes qui ont su capter l’air du temps, en décortiquant le quotidien avec une ironie tendre et pertinente. Par le truchement de personnages attachants, d’histoires courtes, dramatiques ou comiques, c’est toujours une confession, un détail de l’âme qui transparaît. Sa musique navigue entre la chaleur et l’intimité du folk. Les mélodies de Renan Luce sont autant de cireurs de pieds. Elles se frottent à la rythmique des mots et en briquent le lustre. Un artiste attachant, tout nouveau, dont le grain de voix vous charmera et c’est peut-être son enfance bretonne qui y a mis son grain de sel car, sans parler du léger crachin sur le premier rang, il y a dans sa voix un souffle sensuel qui vous attire et vous transporte. Quoi de mieux pour une voix si belle que de jouer dans un palais (...) !

Les Coups de Pouce Paroles & Musiques

Pour la seconde année consécutive, les Coups de Pouce Paroles et Musiques - tremplin destiné à la scène locale - se tiendra en ouverture du festival (dimanche 14 mai). Les artistes se produiront en alternance entre la Salle Jeanne D’Arc et le Magic Mirrors.
Cet évènement s’adresse à tous les groupes du département de la Loire non signés dans une major. Les groupes ont été sélectionnés sur écoute au début du mois de Février. Le jour de la finale, un jury composé d’artistes et de professionnels (programmateurs des SMAC en Rhône-Alpes, maisons de disque) sera chargé d’attribuer les prix suivants :
 
 
  • Prix Conseil Général de 2300 euros
  • Prix Crédit Agricole de 1200 euros
  • Pris St Etienne Metropole - résidence Salle Jeanne d’Arc-
  • Prix La Fabrique - enregistrement de maquette
  • Prix Goéland - 50 tee-shirts à l’éffigie du group
     
     

Les groupes sélectionnés pour 2006 sont :
 

Arpad Flynn

Arpad Flynn façonne un son aussi bien inspiré par les 70’s, avec des influences psychédéliques et glam, que par les courants complètements opposés comme le Post Punk ou la New Wave. Ces stéphanois proposent ainsi une musique originale et personnelle, puissante et évocatrice
 
 
 
 
 
Concerts GRATUITS, retirez vos invitations à la salle Jeanne d’Arc.
 

L’affaire Bob Solo

Une voix chaude à l’accent du sud qui tchatche, scate, rocaille ou ironise... Des musiques sui vont droit à l’essentiel du swing, sous toutes ses formes et à tous les tempos... C’est Bob Solo et sa drôle d’affaire.
 
 
 
 
 
 

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Théodore Sol

Gros lecteur, ses racines littéraires nourrissent un style bien à lui, fait de précision, d’humour et d’un sens de la formule qui touche. Le trio que Théodore Sol forme avec Max Long et Docteur A nous ballade entre jazz, bossa, blues ou java.
 
 
 
 
 
 
 
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Sofa So Good

Dans un esprit de métissage et d’expérimentation, le groupe mélange deux musiques voisines : le jazz et le rap. En renouant le rap à sa fibre originelle, Sofa So Good établit des passerelles entre deux cultures, peut-être pas si éloignées qu’on voudrait le croire.
 
 
 
 
 
 
 
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H-Trance

Projet existant depuis 7 ans avec Loïc en solo à la base, rejoint quelques temps plus tard par Laurent et Anthony.. Le trio partage une électro, une pop d’époque avec une part d’expérimental et d’underground. 2006 marque pour eux la sortie de leur nouvel album « Musique pour Chien » chez Facto Records
 
 

Bumcello

Bumcello : n.c [bum cello] de l’anglais « bum », clochard, et « cello », violoncelle : Trafic sonore clandestin orchestré par Cyril Atef, batteur-percussionniste-dadaïste, et Vincent Ségal, électro-virtuo-celliste. Un duo singulier, délirant, frisant souvent le génie. Faut dire que les compères ont un CV hors du commun : outre leur collaboration avec des artistes comme M, Ben Harper, Jeanne Cherhal, Kesiah Jones, ou Susheela Raman..., les deux artistes ont une formation musicale étonnante : L’un, le doux et romantique Vincent Ségal, joue du violoncelle électrique en lançant des clins d’oeil à Jimi Hendrix, au bérimbau brésilien, au sarangi indien. L’autre, le facétieux Cyril Atef, manie les percussions tous azimuts en picorant du côté des steel drums trinidadiens, des tam-tams camerounais, des karkabou marocains.Vincent a fait le conservatoire de Lyon avant d’aller traîner ses bottes dans le rock, le funk et les musiques contemporaines. Grandi entre Berlin et Los Angeles dans une famille franco-iranienne, Cyril lui, fut « punk hardcore » avant d’étudier la composition au Berklee College of Music de Boston. Le tout donne une musique nomade, improvisée et riche. Des artistes inclassables et tout-terrain ouverts sur le monde qui les entoure.

Debout sur le Zinc

Ils ont emprunté le nom du groupe à un poème de Prévert, font leurs premières armes au coin des comptoirs avant d’aborder d’autres scènes. Ils ont grandi en région parisienne, y ont croisé leurs origines et leurs musiques chanson française, rock anglais, flamme irlandaise, fièvre tsigane. Cette dernière surtout a établi la réputation des sept Debout, fait participer un public vibrant à leur tourbillonnante énergie. Un don sûr pour installer aussi des atmosphères pensives, des ballades mélancoliques, des douceurs glissées entre deux tempêtes. Ils aiment et font aimer « l’amour triste et le vin tard ». Leur cuvée est un mélange gouleyant, java-klezmer, trad-rock, clarinette-accordéon-violon-banjo... Ça fait le ventre chaud et la jambe légère, la tête en colère et la main caressante. L’énergie est rock, les accents traditionnels, la musique roule, se tend, rebondit, éclate. Textes intelligents, bien écrits, DSLZ a souvent un message à faire passer. Leur musique, métissage de cultures et d’influences ne sonne comme personne d’autre...On les attendait depuis trois ans, ils reviennent et nous promettent une belle fête en perspective !

Mon côté Punk

C’est sous ce penchant agité et cette appellation "destroy" que chacun des membres de cette bande s’est trouvé une identité, non pas cachée, car ici chacun s’est déjà fait un nom, pas plus incorrect que ça, car ils le sont tous déjà : c’est tout simplement un penchant commun et irrépressible pour un vice musical aujourd’hui répandu. Dans le désordre (c’est le cas de le dire) vous reconnaîtrez notre mascotte de l’an dernier Loïc Lantoine, Olivier et Mourad de La Rue Kétanou, Dikès, et bien d’autres...En tout, onze fous furieux, dix voix, une quinzaine d’instruments, pas moins de dix auteurs, trente litres de sueur et de breuvages variés, et une pincée de chorégraphie. La formule est forcément festive et le résultat souvent inattendu : Sa géométrie variable offre une palette sonore qui s’étend du soubassophone au cymbalum en passant par la flûte ; dans Mon Côté Punk, les gens sont du voyage et les ethnies multiples... Même si personne n’est gitan, le flamenco y flamboie autant que le groove, avec d’autres musiques de passage...Leur répertoire musical est libre, tout comme eux, et naît de la petite différence de chacun d’entre eux glanées au fil des expériences mais surtout regroupées, avant tout, sur les mêmes valeurs humaines, d’espoir et de générosité !

Autour de Léo

Léo Ferré, l’amour et la mer