Sa Specialité est bien sûr la guitare acoustique de type Selmer, et c’est à partir de cet instrument (qu’il a fabriqué lui même), de cette culture, qu’il compose des morceaux ou se mêlent bonheur et joie de vivre, émotion et partage, humour et gravité, virtuosité et décontraction.
Accompagné à la guitare rythmique de Pierrot Margerin et à la Contrebasse par Luc Ambry, Francois Petit a su s’entourer de musiciens de forte personnalité, venant d’horizons différents, et donner ainsi à sa Musique une originalité à part entière tout en affirmant la notion de Groupe.
Véritables bêtes de scène, Samarabalouf n’en finit jamais de jouer...des amoureux de la musique et de la fête, à la manière des Loïc Lantoine et autre Vaguement la Jungle. C’est p’tetre pour ça qu’ils nous feront l’honneur de clôturer cette quatorzième édition...
Ginkobiloba
Ginkobiloba a choisi de mettre tout son talent et toute son énergie au service d’un métissage afro latino méditerranéen passant aussi par le gospel, le reggae et la chanson française, ouf...Une musique envoûtante et des textes émouvants, engagés, pour toucher l’Autre là où l’on se ressemble tous, là où l’on peut se rencontrer, se réconcilier...Et cette magie du partage se retrouve dans le public où vous surprendrez sûrement votre voisin que vous n’avez jamais vu ou voulu voir, en l’invitant à partager une valse endiablée ...Si le groupe porte le nom d’un végétal (le seul ayant survécu à la bombe atomique), c’est une bouffée d’Humanité qu’on prend en pleine figure...portée par deux voix féminines exceptionnelles. Un moment rare à voir ensemble !où notre statut social, nos convictions, nos doutes et nos certitudes ne sont plus d’aucun recours. Entrer dans l’univers de Ginkobiloba, c’est prendre un ticket pour un voyage où chaque être se ressemble.
Un voyage au cœur de Soi, un voyage au cœur de l’Autre...
Joyeux Urbains
Nouvelles chansons, nouvelle mise en scène, toujours par le talentueux Kristof Gendreau, nouveau concept, on pourra apprécier un spectacle inédit dans une formule acoustique totale. Exit donc la batterie, la contrebasse et le piano, et place au cajon, aux ukulélés...
Ce qui n’a pas changé : un humour toujours aussi décapant mêlé à une interprétation théâtrale des plus efficace...comme seuls eux quatre en ont le secret.
Ce spectacle est un nouveau défi pour ce quatuor déjanté dont la réputation n’est plus à faire et qui n’a semble t-il pas fini de nous étonner si on en juge par leur parcours.
Thomas Pitiot
Il nous offre des clichés non numérisés de ces trois années qu’il vient de vivre. Comme d’hab’ Thomas érige l’art du quotidien en art de vivre au quotidien.
Toujours une rime dans la banlieue mais plus que jamais les pieds sur sa terre, et la nôtre forcément !
Au détour de ses mélodies, on retrouve des accents de son cercle de poètes disparus : Bobby Lapointe, Félix Leclerc, Claude Nougaro, Georges Brassens, Jacques Brel et François Béranger... T’inquiètes ! Thomas sait d’où il vient. Il est leur enfant, il n’y a pas à en douter. Mais il sait aussi où il va. Il ne les oublie pas. Ni ses pères, ni ses pairs. Pareils pour les grands frères des cités HLM avant rénovation, les mistrals perdants de l’Éducation nationale, papa et maman, les estocades des contres-fêtes de l’inhumanité.
Mell
Mell c’est une nana délibérément rockn’roll, qui vit ses chansons, et qui se découvre au fur et à mesure des mots. Des influences musicales multiples : Mano Solo, Barbara, les Pixies ou encore les Clash...Elle se sent proche des artistes qui y vont, sans être forcément de grands musiciens, qui jouent sans filet, juste avec l’envie.
Mell ne se démonte jamais, insiste, montre sa personnalité et va chercher le public sans trembler. Une griffe à part, une plume prometteuse, bref un vrai charisme.
Loïc Lantoine
Ils sont les invités d’honneur de cette 14e édition, toute la durée du festival, le duo s’investira sur la ville de St Etienne pour aller à la rencontre des autres, ils savent si bien le faire... concert en maison d’arrêt, rencontre avec des rappeurs stéphanois, intervention en milieu scolaire...la semaine se ponctue ce soir par une fête qui leur est consacré.
Des invités surprises viendront chambouler le cours du spectacle pour des moments de partage et des duos que l’on espère inoubliables. Véritable révélation des deux dernières éditions de Paroles et Musiques, nous bouclons la boucle en leur offrant ce beau moment qui devrait, à coup sur, se prolonger jusque tard dans la nuit !!!
Le B du Chat
Ces nouvelles prises de paroles en prise sur l’air du temps se frottent aux mélodies ciselées de John Bonga, compositeur guitariste toulousain.
Les fils conducteurs de ces nouvelles chansons sont les cordes sensibles de la guitare et le grain de la peau des percussions. Chansons acoustiques, éclectiques, caustiques, électriques...
Des paroles qui se promènent du côté de l’histoire avec sa grande Hache majuscule et du côté des histoires avec un i minuscule, le i de l’intime. Au fil d’un stylo style hémophile défilent des vénus venues des étoiles, les violons de l’âme orientale, des chansons ou les filles s’en vont, King Stone le rasta du boulevard de la villette, un tilleul qui fait la sieste, un poème qui boit son verre de prose...
Un mélange des gens et des genres, genre humain, genre amis : Françoise Chapuis (des femouzes T) à la voix et percussions, Mathias Berchadsky à la guitare flamenco, Olivier Sabatier et Nicolas Algans aux cuivres, Victor Ibanez à la basse et contrebasse et Mathieu Morel à la batterie.
David Lafore
Tour à tour chanteur d’un groupe new wave, comédien dans une troupe de théâtre pour enfants, réalisateur d’un court métrage - « partout refusé » - et écrivain au roman en chantier, le Marseillais vient de sortir, avec son groupe Cinq Têtes, un premier disque qui impressionne.
Entre rock bastringue et jazz bancal façon Tom Waits, l’écriture est précise, resserrée, rythmée. Comme dans Le Coeur du pitre : « Mon triste coeur bave à la poupe / Et pousse un soupir général / Un vent vénéneux y défoule / Ses petites épines en rafales. »
Que le titre de cette chanson soit piqué dans les Poésies de Rimbaud en dit long sur les influences et les prétentions du chanteur. S’il est fasciné par Arthur, Lafore sera forcément comparé à Serge Gainsbourg, celui d’avant les yéyés, qui citait les poètes du XIXe siècle, et avec qui il partage cette façon singulière de détacher les syllabes, cette même scansion traînante. David Lafore... en gueule, en verbe, en émotion.
Nicolas Jules
Provocateur discret, voix de séducteur, cheveux en bataille, Nicolas Jules charme les oreilles avec un joli cocktail de tendresse et de dérision, d’humour et de poésie. Il aime à l’évidence jouer avec les mots, immiscer dans notre banale réalité un décalage bienfaiteur, des p’tites bulles de rien du tout qui aident à se lever le matin. »
« Nicolas Jules est auteur compositeur interprète selon la formule consacrée. Mais avant tout, un véritable auteur tant son univers est personnel, cohérent et pertinent, intelligent et généreux. Pudique et trublion à sa manière, ludique de belle façon, jouant et se déjouant du sérieux et de l’humour, lui et ses chansons ont le charme discret de la fantaisie humaine, où des déglingués de la vie croisent d’autres personnages lunaires quand ils ne viennent pas de la planète mars. »
Les Wriggles
Par contre les Wriggles n’ont pas changé : l’équipe, la guitare, les voix, le rouge, le cynisme, la tendresse, le coeur, le cerveau, le cul et le regard.
Les Wriggles ne sont plus les mêmes, mais ils sont toujours pareils :
Un groupe indéfinissable, unique en cinq genres.
Gare à vous, les Wriggles sont dangereux ! La première fois qu’on a vu ces diablotins bondir dans tous les sens en sortant des horreurs, on a bien failli s’étouffer... de rire. Car pour parvenir à leurs fins (nous amener au bord de l’apoplexie à coup d’humour décapant) ces zigotos ne reculent devant aucune pitrerie, fussent-elles, énormes et un brin vulgaires. Et le pire, c’est qu’on leur pardonne tout ! Mais les Wriggles, anti-gendres idéaux, sont finalement irrésistibles, désespérément drôles, toujours imprévisibles, irrespectueux sans être agressifs, inventifs et en mouvement. Les voilà qui sautent, dansent, miment, chantent (bien) et s’arrachent la guitare pour nous gratter une petite mélodie... qu’on se surprendra à siffloter en sortant....
Hocus Pocus
Hocus Pocus mêle ainsi les éléments propres au hip hop (scratchs, samples, rap) à un son instrumental influencé par le jazz, la soul et le funk. Le groupe véhicule un état d’esprit positif, loin des sentiers battus du rap français.
L’écriture de 20Syl, teintée d’humour et d’ironie, est en parfait accord avec les instrumentaux chauds et efficaces servis en live par les musiciens. Cette formule permet de laisser une place appréciable à l’improvisation sur scène. Le flow fluide du MC, parfois chantant, se pose parfaitement sur les sons, assurant une cohérence à l’ensemble.
La complémentarité du Dj et de ses deux platines avec les autres instruments est totale, Dj Greem enchaîne des scratches variés : sons de flûte, voix soul, saxophone ou autres cuivres. Hocus Pocus est un groupe de scène qui ne passe pas inaperçu puisqu’il compte à son actif plus de 90 dates depuis 2002, dans toute la France ainsi qu’en Europe.
Svinkels
Par leurs textes, les Svinkels montrent très tôt qu’ils figurent parmi les rappeurs français les plus originaux, capables d’un vocabulaire riche et de rimes drôles... et prouvant par là-même que l’on peut être hip-hop et cultiver un sens aiguisé de la dérision...
Les racines hip-hop du groupe passent toujours à la moulinette d’une oreille experte, celle de l’éminence groovy Nikus Pokus, que l’on croirait diplômé d’une hypothétique école « Dre & Neptunes » . On a souvent dit d’eux qu’ils étaient les Beastie Boys français. "Bons pour l’asile" entérine définitivement le propos à l’attention de ceux qui trouvaient la comparaison trop élogieuse.
Voilà ce qui n’a pas bougé d’un iota chez les Svinkels : cette capacité à séduire un public qui va bien au-delà du carcan hip-hop. Ça s’appelle la liberté de ton, et ça n’existe que chez les artistes authentiques.
Spoke Orkestra
Fer de lance de cette discipline hybride, à mi-chemin entre le rap a capella et poésie, les Spoke Orkestra livrent avec « Interdit aux mineurs » leur premier album, mis en musique par Franco Mannara.
Le titre de cet opus est aussi une mise en garde pour l’auditeur, tant les morceaux scandés par D’ de Kabal, Nada et Félix J. ne sauraient vous laisser indemnes. Des tragédies urbaines entre Baudelaire, le Velvet Underground et David Lynch, auxquelles viennent s’ajouter les riffs de guitares métalliques et les nappes électroniques du musicien Mannara, qui surligne, par une pesante instrumentation, l’impression glauque et poisseuse des paroles, résolument dédiées aux adultes.
Leur but : percuter le public avec du texte, redonner du poids et de la valeur aux mots... on peut vous dire que c’est réussi !
Fabien Martin
Soignant ses textes sans ostentation, se révèle un raconteur non rectiligne d’histoires : un type qui déambule d’abord sur le fil de l’imaginaire et de la fantaisie. A découvrir
Pauline Croze
Pauline Croze laisse à sa voix, le soin d’amadouer les spectateurs, une voix chaude, lyrique et puissante. Une chanteuse ne ressemblant à aucune autre (c’est assez rare pour être souligné !), déroulant sur un folk à connotations funk ou reggae des histoires douces-amères, récits de tranches de vie parfois un peu sombres mais « ce n’est pas délibéré » nous dit-elle.
Certains de ses textes reflètent les préoccupations d’une jeune femme devant évoluer dans un monde à domination masculine (mais de quel monde parlons-nous ? ?), un discours militant, voire féministe...
Cette benjamine de la chanson sort son premier album, et se présente seule sur scène, un exercice périlleux mais qui séduit par son insolente nudité. Tous les ingrédients d’une découverte, donc, avec cependant la certitude que sa générosité médusera le plus grand nombre.
Babylon Circus
Rien de tel qu’un concert des Babylon Circus pour (re)voir la vie en ...rouge. La sécu envisage même de rembourser votre billet, assurant qu’il pourrait vous éviter le meilleur anti-dépresseur !
L’énergie et la bonne humeur communicative de ce big band réside aussi dans une complicité hors du commun entre les 10 musiciens et les 2 chanteurs, un genre de fraternité sur scène comme dans la vie où l’on partage tout : galères, colères et coups de cœurs.
Prônant le métissage musical comme unique carburant (et oui...), les sonorités cuivrées de Babylon Circus soulèvent un vent de légèreté parfois guinguette, tantôt jazzy, souvent ska, mais toujours appuyé par un propos engagé et des convictions défendues depuis toujours, ils sont sur tous les fronts...nationaux et de toutes les luttes humanistes. Babylon Circus, c’est comme le cirque, c’est magique...mais en musique !
Mathieu Boogaerts
Avec des petits bouts de rien, Mathieu nous tricote des chansons entêtantes et enivrantes dont lui seul a le secret. Un peu bohème, un peu poète, il promène un regard frais et simple sur le monde, impossible de lui résister !
Iconoclaste et touche-à-tout, il se livre entièrement à son public, sur disque comme sur scène, et puisqu’il en avait « marre d’être deux », lors de sa dernière tournée, il revient à plusieurs cette année pour notre plus grand bonheur avec dans ses bagages un nouvel album à mille lieux des routines...
Si depuis une dizaine d’années, le succès n’a pas changé sa vie, la découverte, pour ceux qui ne le connaissent pas encore, de son univers risque de bouleverser la vôtre !
Yvan Marc
Des textes qui parlent d’actualité, qu’on écoute avec un sourire aux lèvres ou un pincement au cœur.
Entre solitude, chômage et mépris d’un monde qui va trop vite, Yvan Marc ne perd pas le sens de l’humour. Les mots sont légers et les thèmes sont durs. En somme, un équilibre bien trouvé.
Quant à ses jeunes musiciens, des surdoués ! À la fois percussionnistes, flûtistes, harmonicistes, guitaristes...Une musique qui donne indéniablement du punch et de la vitalité aux compositions, mettant le rock au service de la chanson française. Souhaitons que cette formation prometteuse ait autant de succès que l’autre groupe un peu plus connu originaire d’Ecotay...ah oui...les Mickey...quelque chose comme ça
N&SK
Mais N&SK (Nomades &Skaetera), c’est aussi une écriture engagée et intelligente, un esprit ouvert aux métissages et aux différences, leur musique pioche dans ce qu’il y a de meilleur, et l’engouement croissant du public ne fait que confirmer leur qualité scénique.
Ces huit compères, stéphanois de surcroît, ont en effet fait leurs armes sur scène tout comme leurs aînés, Zebda ou la Mano Negra. Et ça déménage ! Le Palais des Spectacles risque de faire quelques bonds ce soir-là.
Les Tit’Nassels
Eux, c’est Axel, philosophe raté, et Sophie, parfaite idiote, du moins entre les chansons ! Une histoire d’amitié,( car ils sont juste amis)... qui prend forme, sur scène, autour d’une guitare, celle d’Axel, et de tout un tas de petits trucs qui font du bruit, les joujoux de Sophie (percussions, xylophone, cuillères, piano....).
Les voix s’accordent à merveille, sur des petits trésors de textes, plus délicieux les uns que les autres. Et si les deux compères sont du coin, enfin Roanne, tout de même, c’est pas la porte à côté ! Enfin, quand la route n’est pas encombrée de touristes, ça se fait bien..), ils ne cessent de parcourir l’hexagone, rassemblant un public de plus en plus nombreux, tombé sous le charme de ce duo attachant et espiègle. Maitrisant la scène à merveille, et ce, au prix de plusieurs années de travail et de concerts, les Tit’Nassels arrivent maintenant à maturité. À l’aube de la sortie de leur quatrième album vous n’avez pas finit d’en entendre parlé...
Nosfell
Nosfell, venu de Klokochazia, est « celui qui marche et qui guérit ». Il incarne les personnages dont il conte les histoires. Auteur, compositeur, interprète et arrangeur, il impressionne par la singulière souplesse de sa voix utilisée comme un instrument à part entière et son implication physique totale.
Tant sur l’album qu’en concert, il s’est allié les cordes du talentueux violoncelliste Pierre le Bourgeois (Polo / Bertrand Belin).
Nosfell fait de la musique son outil de communication privilégié, de Klokochazia la terre nourricière de son inspiration.
Ce qui est certain, c’est que vous n’avez jamais entendu ça...
Si vous avez déjà assisté à un concert de Nosfell, peut-être en avez-vous aperçu quelques parcelles... Ce qui est certain, c’est qu’un concert de Nosfell est une expérience unique - à la fois sonore, visuelle et sensorielle - qui ne se laisse pas oublier.
Hubert-Félix Thiefaine
Il fait partie de ces rares artistes qui réunit les générations, de l’ex-soixante-huitard au jeune punk, autour d’une œuvre toujours aussi contestataire.
Poète maudit, loin des médias, Thiéfaine sillonne le paysage musical francophone en véritable inventeur de mots et créateur de sons. Ses chansons ont du sens, les mots s’enchaînent pour décrire les situations qui le dérangent, qui le touchent.
Cette année, il voyage seul, ou plutôt en duo avec sa guitare, avec un nouveau spectacle qui magnétise depuis quelques mois toutes les scènes de France. Une tournée d’autant plus notable que Thiéfaine n’a absolument aucun album à vendre. Il est juste là pour le plaisir de la scène, et pour le nôtre...
Louis Ville
Guitariste hors pair, sa musique a toutes les couleurs du monde, des confins de l’Orient aux Balkans, du rock au blues cajun, son univers sensible et direct se promène dans ce monde fantasmagorique, peuplé de tout, de rien, ..., et surtout d’amour...enfin d’une certaine vision de l’amour !
Il lui en a fallu du temps pour oser chanter en français, logique quand on a grandi avec David Bowie et Iggy Pop, mais depuis cette découverte (que les mots ne swinguaient pas qu’en anglais), il s’en donne à cœur joie et manie la plume avec agilité et témérité. Ses histoires...souvent noires et impudiques, mais toujours teintées d’humour, sont des uppercuts, comme il l’écrit lui-même dans l’une de ses chansons, il nous invite au pays de Candy, mais Candy avec une tronçonneuse ...Tout un programme !
Louis Ville, c’est aussi et surtout une voix, raffinée et tourmentée, entre Arno et Arthur H, avec ce brin de sensualité qui vous touche en plein cœur. Une découverte forte, dérangeante...et prometteuse. Ce n’est pas du prêt à consommer, avis aux plus prudes de nos festivaliers : son univers risque de vous remuer !
Aldebert
Pour ne rien gâcher, Aldebert est aussi musicien, pianiste et guitariste, il sait faire varier les climats musicaux. Aussi à l’aise avec des cuivres qu’avec des cordes, avec un air manouche que sur une ballade folk, sa musique est enlevée et élégante comme le personnage.
Aldebert est un trentenaire rêveur qui ne veut pas grandir, ses histoires mélancoliques de cours de récré ou de séparations sont pleines de tendresse. Certainement une des révélations de cette année !
Si nous tenons à le présenter comme une découverte, certaines oreilles averties nous riront au nez (bien que cette gymnastique faciale soit périlleuse), Aldebert, est déjà un incontournable de la scène française, ses concerts laissent le public médusé, hilare, et debout !
Les Blérots De R.A.V.E.L
Engagés, ils aiment particulièrement manifester contre le port des cagoules, pour l’euthanasie des Tamagoshis et pour bien d’autres causes encore.
Ils ont milité avec les Ogres de Barback, les Joyeux Urbains, Debout sur le Zinc, Les Matchboxx, Scott Taylor et son grand délire, Les Rageous Gratoons, Jabul Gorba, La Crevette d’Acier, Ol’Delaf et Mr D., Les Hurlements de Léo, Ministère Magouille...
Musiciens, leur concert n’en est pas moins un spectacle où les claques s’envolent à tour de bras, ou les pas de danse donnent à rire, ou des forets vierges apparaissent le temps d’une chanson.
Wally
Compositeur efficace, excellent guitariste, il joue également du piano et de l’accordéon, doté d’une belle voix et d’un sens rare de la mélodie, il aborde la scène avec une réelle décontraction dans un style totalement personnel.
Show man exceptionnel, Wally maitrise avant tout l’art du spectacle interactif, n’hésitant pas à interpeller le public dans des moments
d’improvisations délirantes qui ne laissent jamais indifférentes.
Sans jamais tomber dans la facilité, il puise ses sources d’inspiration dans notre quotidien, passant à la moulinette nos petits travers, pointant du doigt nos petites lachetés, avec un art de l’équilibre qui reste sa principale marque de fabrique
La Rue Ketanou
Ils ont joué du chapeau pendant longtemps, dehors, normal, c’est la rue qu’est à eux ! Ecumant les bistrots aussi Un juste retour des choses donc, si aujourd’hui ils remplissent toutes les salles de France, sans pour autant avoir pris la grosse tête (c’est aussi et surtout pour ça qu’on les aiment ).
Ce trio parisien réinvente la chanson réaliste et poétique sur des tempos endiablés de valses balkaniques. Leurs chansons parlent de voyages, d’amours, de nuits agitées et d’amitiés solides où la guitare et l’accordéon sont en fête. Ca bouge sur scène et dans le public, un vrai bonheur pour les oreilles et pour les yeux ! Et vu que les trois compères aiment à se nourrir de la scène, des rencontres et des échanges, le public de Saint-Etienne sera sans doute à la fête pour ce moment unique. Loic Lantoine, autre invité du Festival parle d’eux : « Ils ont gardé l’envie de donner sans frime, simplement. Ils dansent, ils chantent au milieu de nos décombres ou de nos rêves de mieux. »
Mano Solo
Les animals, son huitième album depuis 1993, s’inscrit dans la continuité festive des deux derniers albums, en empruntant cette fois ci encore plus à l’Afrique son tempo inexorable et ravageur.
Mais comme toujours si Mano s’assied sur une base percussive, c’est pour nous faire faire le tour du monde. Quand l’accordéon nous parle en malgache, la guitare lui réponde en espagnol, des pianos mélopés percutent de plein fouet des ska galopants, les chansons mexicaines parlent de la Seine dans une anarchie harmonieuse, unie par les mots. Les mots de Mano.
Souad Massi
Souad Massi née il y a trente ans à Bab-el-Oued chante parce qu’une chanson sert à donner espoir : « Si j’étais un oiseau, je volerais haut dans les cieux. »
Traduit de l’arabe, cela donne des images comme une écolière peut en tracer à l’encre violette sur ses cahiers. Qui pourrait se douter, en entendant cette voix cristalline, que Souad était fan d’Emmylou Harris et d’AC/DC, et que ses premières compositions (chant et guitare) étaient pour un groupe de hard rock ?- sa mère pensait qu’elle faisait de la guitare arabo-andalouse.
Pour rimer et non pour résumer, Souad Massi, c’est une musique étonnante, chantée par une voix émouvante. Un timbre rare qui module quelques thèmes graves d’une manière folk, un peu bluesy. Passant de la douceur d’une berceuse à la révolte, la musique pour elle n’est pas un symbole ou un outil politique, c’est une force de vie ! On lui prêtera facilement le charme et la conviction d’une Tracy Chapman ou d’une Joan Baez, mais qui en plus parvient magnifiquement à briser les barrières du langage et des cultures !
Gerald Genty
Car Gérald Genty a la gueule, la musique et les textes du type sympa par excellence, le pote super marrant, qui en quelques minutes peut mettre tout un public dans sa poche.
Gérald use de l’humour, des fois sans le faire exprès, accompagné de ses musiciens qui lui laisse le devant de la scène (normal, pour un balai, un carton et des douilles électriques clignotantes !).
Une musique bricolée, mais sacrément bien arrangée, et des chansons drolatiques, inspirées du quotidien. Sa voix, frêle et naïve proche d’un Mathieu Boogaerts ou d’un M, peut aussi lancer quelques piques, toujours avec élégance et légèreté. Impossible de lui résister !
Un gendre idéal, quoi, sportif accompli au visage d’ange, il ne boit pas, ne fume pas et se rase sous les bras...Prenons les paris que cela ne durera pas, pour l’instant il n’est pas encore trop connu, ça va...Mais après...
Angil
Un style résolument folk, mais affranchi de ses maîtres, une musique redevenant dangereuse, évoluant sans filet dans un univers personnel et sensible. Du folk, mais en mutation, entre pop nonchalante et dérive obsessionnelle, Angil arpente un chemin ténu, avec une inusable sérénité, un naturel et une fraîcheur vraiment enthousiasmants.
Son œuvre agit note par note, comme le plus agréable des baumes. Dire d’Angil qu’il est un artiste prometteur serait la plus belle définition de l’euphémisme.
Parties orchestrées, moments noisy contrôlés, torpeurs de fins de soirée... et petits instants de grâce qui chavirent, avec toujours la même justesse, nos âmes. Unique !
Brigitte Fontaine
Musicalement, Brigitte Fontaine, c’est une certaine forme de désordre créatif où la porte reste ouverte à ceux qui aiment venir apporter leur grain de son, d’harmonie ou de mélodie. M, Zebda, ou encore Gotan Project ont participé à son dernier opus : « Rue Saint-Louis en l’Ile »
Quant à ses mots, ils épousent les reliefs, accompagnent les vents, les tourmentes, les élans sentimentaux et les éclaircies. Virevoltante, son écriture s’amuse avec des collages un peu dada, des fables trash, servies dans un verbe radical. Savants ou marrants, les textes de Brigitte piquent, caressent, bastonnent et cajolent avec élégance : une grande bouffée d’air frais.
Feist
Paris Combo
En trois disques studio et un double enregistré en concert, le groupe Paris Combo a défini son propre univers, s’imposant au passage comme une formation parmi les plus piquantes et intrigantes de la chanson française.
Intrinsèquement parisien en ce sens qu’il additionne les apports de différends univers au sein d’un seul ensemble, le combo s’appuie sur les talents conjugués de la chanteuse Belle du Berry, du pianiste et trompettiste David Lewis, du guitariste Potzi, du contrebassiste et chanteur Mano Razanajato et du batteur François Jeannin. Puisant leur originalité dans la multiplication des styles et d’influences, le quintet peut aujourd’hui se targuer d’avoir à son actif un répertoire riche et en adéquation avec un public de plus en plus important - et ce aux quatre coins du globe.
Les coups de pouce de paroles et musiques
PROJET S.I...(Chanson - St Etienne)
A la source du projet se trouve une envie de retrouver un langage, poétique ou non, pour parler du fond des choses, pour se réapproprier une sensibilité ayant plus ou moins déserté la chanson, en mettant en musique les sourrires perdus par Romain Gary, les crampes de Cioran...
KNX CREW (Hip Hop - St Etienne)
Ce Crou d’Chiote comme ils se définissent eux mêmes, est composé de sept personnes dont certains ont un passé punk-rock mais rien de dramatique. KNX ?le nom vient d’une marque de bière Koenigs mais on pourrait aussi dire Konneries Non Xploitées.
KETSA (Musique Malgache - Andrézieux)
En 2003 Yvon, chanteur, compositeur, musicien originaire de Madagascar, crée Ketsa qui signifie “la pousse”. Le groupe rend hommage aux traditions malagasy tout en chantant l’amour et les difficultés socio-culturelles à travers des compositions originales pleines de douceur. Site Web
REDBONG (Electro Hip Hop - St Etienne)
Textes radicaux, état des lieux cynique et tranchant, posés sur un live electro sans concession. Les quatre de RedBong mélangent sans complexe pulsatiobns binaires issus de leur passé assumé de teufeurs et la veine la plus oldschool du Hip Hop pour produire cette musique atypique.
LE FILS DE JACK (Chanson/Rock - Montbrison)
De la musique pour les filles et les garçons. C’est avec ces quelques mots que Xavier, Jean Louis et Franck résument leur répertoire. On peut dire que c’est de la chanson, mais aussi du rock puisqu’ils alternent l’acoustique et l’électrique, souvent de manière percutante et parfois intimiste.
KHOE-WA (Dub/Rock - St Bonnet le Chateau)
Le groupe Khoe-Wa a été crée fin 2002 et est composé de trois membres Oliv’, Loïs et Cé. Le classique basse-batterie est soutenu par les accords et mélodies de guitare ou de sitar produisant un dub instrumental éclectique et original avec des influences multiples allant du rock à la musique traditionnelle indienne.
LES PRIX 1er prix - Prix Conseil Général : chèque de 2300 € 2e prix - Prix Crédit Agricole : chèque de 1200 € 3e prix - Prix La Fabrique : une semaine de résidence avec enregistrement d’une maquette