GINKOBILOBA

Formé en octobre 1997 à Montpellier, autour de Marianne Cambournac (chanteuse guitariste auteur compositeur), GINKOBILOBA a choisi de mettre tout son talent et toute son énergie au service d’un métissage afro latino méditerranéen qui passe aussi par le gospel, le reggae et la chanson française, pour toucher l’Autre là où l’on se ressemble tous, là où l’on peut se rencontrer, se réconcilier... Pour toucher l’Etre Humain qui se cache derrière chaque spectateur, chaque auditeur.

« Dans un monde où les apparences et les richesses économiques sont reines, nous sommes, chaque jour un peu plus, amenés à vivre à la périphérie de nous-mêmes. Il faut parfois un événement aussi violent que la perte d’un être chair (cher) pour ressentir une émotion jusqu’alors inexpérimentée : celle d’avoir effleuré un instant l’essence même de notre Humanité, cet abîme où notre couleur de peau, notre statut social, nos convictions, nos doutes et nos certitudes ne sont plus d’aucun recours. La musique est un moyen extraordinaire pour communiquer cette émotion ». (Marianne)

Après un 1er album autoproduit, « Pachamama », c’est à travers le second, « Mamacita », que GINKOBILOBA atteint une certaine maturité.

JACK THE RIPPER

La cause est entendue : depuis six ans, Jack the Ripper a écumé nombre de salles parisiennes, drainant derrière lui, au fil du temps, un public grandissant. Remarqué notamment par la revue britannique Time Out comme l’un des tout meilleurs groupes de scène parisiens. Outre de nombreuses compositions originales, des textes ciselés qui épousent laconiquement les tourments inhérents à l’âme humaine - le doute, la culpabilité, les frustrations, la compassion, les colères, l’orgueil, le désir, dressés en un nouveau code des désordres psychiques - l’un des principaux atouts de Jack the Ripper est le temps.

Ce temps qu’il aura su prendre, appréhender, utiliser, se donner pour évoluer. Avant-hier, naviguant dans le sillage d’un Leonard Cohen pris de frénésie électrique et des Doors revisités par Nick Cave (ou l’inverse ?) ; hier, plutôt sur les traces de Calexico ou de Sixteen Horsepower, tour à tour cajoleur et rageur ; Jack the Ripper semble aujourd’hui avoir véritablement trouvé une voie qui lui est propre, débarrassée d’influences et de figures tutélaires ô combien revendiquées et admirées, mais qu’il a su s’approprier et revisiter. Son identité a toujours été forte ; ses prestations scéniques, depuis longtemps remarquées et reconnues. De ballades acoustiques en manifestes électriques souvent tempérés par la douceur trompeuse d’un violon malin et forcément charmeur, Jack the Ripper n’est plus une simple curiosité, mais bien, depuis quelque temps déjà, une force d’attraction indéniable. Mais Jack est comme sempiternellement parcouru par le besoin de séduire, de surprendre surtout, et possède à ces fins nombre d’atouts dans sa manche.

SANSEVERINO

Sanseverino n’a qu’une religion musicale : le swing, ne vénère qu’un seul Dieu : Django Reinhardt. Mari jaloux puis Voleur de poules, Sanseverino abandonna l’alternative rock pour se livrer à sa seule maîtresse : la guitare. Il enchaîne les titres de son premier album " le Tango des gens " avec ceux de celui qui sort : "les Sénégalaises ". Le public est conquis par les nouvelles chansons et reprend
en chœur celles qu’il connaît déjà. Le bougre maîtrise la scène comme personne, les vannes fusent entre les chansons, toujours cinglantes jamais méchantes.
Dans la lignée d’un Boris Vian ou d’un Bobby Lapointe, ses chansons drolatiques évoquent le meilleur des comédies italiennes des années 60, celles de Dino Risi, douces et amères, qui avait choisi de nous faire rire de l’ennui tragique du quotidien.
Apparemment les récompenses (Charles Cros 2001, Prix FAIR 2002, Victoire de la Musique 2003) ne lui ont pas fait tourner la tête, Sanseverino a su trouver sa place dans cette nouvelle génération de chanteurs français. Après le succès du " Tango des gens " (200 000 albums vendus), Sanseverino revient avec " les Sénégalaises ". On y retrouve la même galerie de personnages pittoresques piochés dans notre entourage, la même dérision envers la trivialité de l’existence, le même humour face aux travers de notre époque et un goût nouveau pour les aventures exotiques, le tout porté par ce swing imparable et par cette chienne de guitare qui a fait de lui son
esclave.

FRED

Fred est un drôle de gars. Un drôle d’artiste aussi, qui entretient presque involontairement le mystère sur la façon qu’il a eu de se retrouver là aujourd’hui. Taiseux et sage, aurait sans doute écrit Brel. Si l’homme est secret, il est aussi impressionniste. Et pas seulement à cause de ses chansons, juste parce qu’il procède par tâches, par aplats de couleurs et de formes pour révéler les choses et peut-être aussi son âme. Des couleurs et des formes qui prennent tout leur sens lorsqu’on se tient à distance.

Un premier six titres auto-produit il y a un peu plus d’un an lui avait permis de vérifier certaines choses ; l’envie, le goût, l’énergie et puis - last but not least - les chansons. Avec une vision du monde. Pas un commentaire, une vision ; ce qui change à peu près tout (L’homme Bio, Autour de Sade).
Cela étant, s’abandonner à d’autres, faire confiance a été, de son propre aveu, un véritable apprentissage pour Fred. “Quand tu travailles en équipe (Lou et Placido sur la production ; avec la collaboration de Camille Bazbaz et Denis Benarosh), tu te retrouves avec des gens qui vont fouiller à l’intérieur de ta tronche et te disent : ‘ça c’est intéressant et on le garde et on va bosser dessus. Ça, ça ne nous intéresse pas et on ne le garde pas’. C’est un peu difficile comme étape parce que ça te renvoit à l’image que les gens ont de toi. Qui naturellement n’est pas du tout la tienne. C’est un processus intéressant en tout cas parce que d’un côté, ça demande beaucoup de réflexion mais d’un autre, il ne faut pas en avoir de trop parce que c’est le moment où tu dois lâcher les choses, où la spontanéité a énormément d’importance. Bref, il faut sentir les choses...” A l’écoute des douze titres de son album, nul doute que Fred a très bien su “sentir ces choses”...

ALBIN DE LA SIMONE

En cherchant un peu, évidemment, on n’aura aucun mal à recomposer autour d’Albin une famille artistique de doux-dingues, de Boris Vian aux Chédid père et fils et, par lien direct, d’autres illustres histrions de la coolitude avec lesquels notre homme a collaboré durant la dernière décennie comme pianiste ou arrangeur en studio et sur scène : Souchon, Arthur H ou Mathieu Boogaerts. Entre autres. Car la carte de visite d’Albin de la Simone ressemble à une mappemonde. Angélique Kidjo, Jean-Louis Aubert, Salif Keita, Alain Chamfort ont notamment fait appel aux services de cet autodidacte venu au jazz par atavisme (son père était clarinettiste de jazz, tiens donc) mais qui n’a depuis cessé d’élargir sa gamme, moins par lassitude que par goût des rebondissements et de l’aventure.

Ce gars là est un conteur d’historiettes sans conséquence mais nullement sans substance, pratiquant avec un certain plaisir amoral une langue mouchetée d’épines - ça gratte mais c’est pas grave - , maquillée par une voix à la neutralité inquiétante. Il dit aimer l’aspect « consommable » des chansons, leur côté bonbons, mais les siennes ont assurément plus le goût du poivre que celui du miel.

JAMAIT

En 1997, du coté de Dijon, il y eut d’abord la version trio nommée « De verre en vers » puis, après diverses formules, le groupe pris sa version actuelle sous la conduite de son auteur- compositeur, chanteur et guitariste Yves Jamait. Ainsi, Marc Descloitres à la basse, Hervé Faisandaz à la batterie, Laurent Delort aux guitares et Christophe Marozzi à l’accordéon partagent la scène avec Yves depuis 2001.
De concerts en festivals, de concours en tournée le groupe a su séduire un public de plus en plus large. Toutes générations confondues, Jamait entraîne le public dans son univers de matins gris ou de nuits trop blanches, d’amours ratés ou de bonheurs éphémères. Jamait jongle entre mélancolie et ironie sur ses maux de cœur et les nôtres. Mais attention ici l’humour est sorte de pudeur et la déprime ne ressort pas gagnante. C’est dans cet esprit que Jamait nous enveloppe de ses notes et de ses mots sans être pour autant larmoyant.
Dans une ambiance feutrée, les chansons sont servies par la musique qui navigue entre swing et ballades tendres, jazz et musette et la voix rauque de Yves Jamait. Un artiste qui rejoint la grande famille de la chanson française de qualité, reconnu de plus en plus par ses pairs et surtout ce public qui le suit au-delà des concerts. Un talent à déguster sans modération !

-M-

- M-, alias Matthieu Chedid est né en 1971 à Boulogne-Billancourt. Passionné par la musique dès son plus jeune âge, Matthieu se remplit de la musique de son père, Louis Chedid, des grands du jazz et bien sûr de Jimi Hendrix.
La scène est le domaine de prédilection de -M-. Il multiplie les prestations scéniques hors du commun où se côtoient humour, dérision et moments de grâce. L’effet des bonnes ondes dégagées par -M- en concert est infaillible.
En février dernier, -M- nous a fait rentrer dans son arrière-boutique, son Labo M. 6 années de création sont ici traversées. À travers 11 titres instrumentaux, -M -nous rappelle qu’avant d’être une voix, il est un guitariste, un musicien.
En avril 2003, -M-, entouré de ses musiciens et complices Cyril Atef, Vincent Segal, Shalom et Seb Martel, nous a fait découvrir en avant-première ses nouvelles chansons dans le cadre de l’avantour. Pour cela, il a choisi de retourner jouer dans les salles qui lui ont fait confiance au début de sa carrière et de communiquer uniquement via son site internet . À la sortie de ces concerts, on en oubliait presque que l’on ne connaissait rien des titres de la soirée, certains nous trottant encore dans la tête.
De retour de l’avantour, M s’est enfermé dans son studio, le Labo M, avec ses musiciens afin de terminer l’enregistrement de « Qui de nous deux ». Avec Olivier Lude et Philippe Zdar, ils écoutent, réécoutent, mixent et mixent encore. Il en ressort quinze chansons, après des mois d’isolement, de doutes et d’illuminations.

LOÏC LANTOINE

Un nom, un prénom, un duo, la trentaine fragile. Une voix, une contrebasse, intime alchimie. Loïc Lantoine, c’est Loïc Lantoine et François Pierron, complices en poésie et mots qui se trimbalent, de quai de gare en coins de bar, musiciens de l’intérieur, notes qui perlent au bout des doigts, au bord des lèvres. L’un chante, l’autre joue, ou peut-être est-ce l’inverse. Ils s’y sont mis sur le tard, qu’ils racontent. Loïc au texte, François à l’instrument. Il aura fallu, sans doute, à Loïc un Allain Leprest pour entrer en écriture, à François un Christian Gentet pour sortir des rangs du conservatoire.
Duo, comme les deux visages d’une même envie de partage. Quatre ans que ça dure. De scènes en scènes. Une chanson dans la tradition du verbe, et dans la liberté de l’impro. Chanson pas tout à fait comme les autres, le geste en plus, et une générosité sans esbrouffe.
Restait à oublier la chaleur et la théâtralité des planches pour donner une nouvelle vie aux morceaux studio. Avec des invités, entre guitares, percus et accordéon (Gil Barouk, Daniel Bravo, La Rue Kétanou, Jean Corti, Denis Charolles), « -on a réinventé, on s’est redécouvert- ». De la matière plein les pognes et la tête, des envies pleines de vie : résultat saisissant. Badaboum, et tellement de choses sont dites. Poésie décalée des cordes et du phrasé, Loïc Lantoine chante entre les lignes.

MONSIEUR BIDON

Monsieur Bidon, duo stéphanois de chanson, est composé de Didier Hominal (guitare, concertina, banjo, mandoline, chant...) et de Frédéric Valla (contrebasse, flûte traversière, mélodica, chant).
Entre coups de gueule libertaire, humour grinçant, vagabondage
poétique et acte d’amour, Monsieur Bidon interpelle par la qualité de ses textes et la richesse de ses rimes. Adepte du théâtre de rue et antihéros du spectacle prtiquant l’autodérision, ils savent entrainer le public dans des situations très diverses, pleines d’émotions et de joie. Monsieur Bidon : un faux petit nerveux (Didier), et un faux grand endormi (Fred).
Monsieur Bidon, c’est bien, c’est plus que bien, c’est l’une des plus belles surprises de la chanson du coin. Pile, c’est sérieux, face, c’est l’humour ; lui fait dans l’équilibre audacieux de la tranche, en fragile équilibre.
C’est un auguste clown de la rime, coutumier, qui plus est, du jeu de mot.
Monsieur Bidon doit être un peu disciple de feu Brassens, au moins dans sa façon d’alimenter la rime puis de la distiller, de la restituer. Le
désillusionniste qu’il est fonce dans le tas, fort d’un public mis dés le départ de son côté, pour toucher dans le mille nos colères, nos émotions. Le bougre chante Sous mes pas, l’empreinte de la liberté. Bien entendu que, par lui, on y croit. Tant il est vrai qu’il aura tout fait pour.

SUPER GONZO

Emile Gallego commence la musique à 6 ans avec sa grand-mère qui lui enseignait le solfège ; c’est à 7 ans qu’il entre en école municipale de musique pour attaquer le piano, et c’est seulement à 14 ans qu’il se mettra à la guitare.
C’est en 1999 que Miloud s’installe à St Etienne pour s’inscrire au conservatoire en section jazz et solfège. Il entreprend également des études en fac de musicologie. Il forme un groupe de blues-jazz, donne deux concerts puis abandonne ses études de fin de première année et trouve un bassiste pour donner naissance à Super Gonzo. En 2001, il rentre dans l’association les M’invisibles pour suivre une formation aux arts du spectacle (théâtre, régies, technicien de spectacles de marionnettes et mise en place de sa propre création en soliste cette fois ci : Super Gonzo).
Le spectacle de Super Gonzo est un travail très particulier, mêlant le théâtre et la musique. Ces deux arts s’unissent étrangement dans l’univers de la folie d’Antonin Artaud, mené avec hardiesse par Emile Gallego. La musique et les chansons proviennent directement de l’esprit inventif et mélancolique de ce jeune artiste qui s’accompagne indifféremment à la guitare ou au piano. La musique et les chansons proviennent directement de l’esprit inventif et mélancolique de ce jeune artiste, qui vous fera voyager entre Hubert Félix Thiéfaine et Yann Tiersen.
ue se passe-t-il ? Une explosion !!! La fin du monde ???
Super Gonzo descend sur scène. La peur au ventre. Avec sa valise, sa folie et ses instruments. Il s’installe et raconte ce monde dont il semble être l’unique survivant.

CHRISTIAN PACCOUD

Quand Christian PACCOUD est en scène, serrant son accordéon sur son cœur, on se croirait transporté sur les flancs d’un volcan en éruption. Il nous renvoie nos angoisses, nos peurs, nos espoirs avec une force tragique qui balaie tout sur son passage. Pas un moment de faiblesse, pas de repos. Il ne nous lâche pas. C’est un bloc insoumis et ravageur.
Ayant la pratique du théâtre, il rajoute à son tour de chant une dimension lyrique exceptionnelle.
Vous allez penser que j’exagère, je ne crois pas, je suis interprète et je crois savoir où est le feu. Dans les mots, dans les notes, dans les yeux, il est totalement possédé par son chant.

Vous l’aimerez.
Francesca SOLLEVILLE

"C’est une voix et un accordéon inséparables. C’est comme une chanson qui durerait deux heures. C’est le rituel des bravos qui est balayé et cède la place aux textes qui s’ouvrent sur le malouvrier, la malenfance, le malamour et le malaumonde qu’une blanche anarchie vient éclairer.
C’est un spectacle qui n’a besoin de rien d’autre qu’un plateau, même petit, trois ou quatre projecteurs et des gens qui écoutent.
Quelquefois, quand c’est possible, un chœur d’une trentaine d’amateurs vient ponctuer l’énorme utopie qui nous caractérise.
Quand il se joue dans un théâtre, on y joint un régisseur lumière et quelques éléments simples de décor et, jusqu’à 300 places, il se joue sans micro."

JEANNE CHERHAL

Ses chansonnettes euphorisantes et son tempérament en ébullition font de Jeanne Cherhal une fille canon. Entendez par là qu’elle fait parler la poudre, et pas la poudre aux yeux. Cette jeune suffragette de 25 ans, qui aura passé ce premier quart de siècle au bon air de la campagne nantaise avant de s’installer à Paris, qui se rêvait danseuse classique et s’épanouit en chanteuse inclassable, n’est pas tout à fait une inconnue.
Sur ses agendas des deux dernières années, chaque jour ou presque comporte le nom d’une ville ou d’un patelin qu’elle a écumés, seule avec son piano, et tous ceux qui l’ont déjà croisée (notamment en première partie de Moustaki, Higelin ou Fersen, ou en double affiche avec Vincent Delerm) savent à quoi s’en tenir.

Une rencontre - Tôt ou tardivement arrangée - avec le virtuose et créatif Vincent Segal aura permis de décanter une situation qui menaçait d’exploser pour cause de pressions et compressions excessives. Elle attendait, faute d’autre chose, un ingénieur qui redimensionne tout ce bazar, elle a trouvé beaucoup mieux : un ingénieux du son, un régulateur d’atmosphère, un aiguilleur d’essentiel. Cette rencontre nous donne ce magnifique deuxième album de Jeanne " Douze fois par an", et une tournée dans toute la France.

À découvrir de toute urgence !!!

THE INSIDERS

Groupe fondé en 2000, The Insiders est un combo stéphanois Rock N’Roll évoluant entre les deux pôles musicaux que sont le surf et la noise. Leur musique trouve entre ces deux opposites un équilibre des plus pertinent.
Entre rock, expérimentation et musique répétitive, ils trouvent leurs marques et imposent un rock frais et violent sans compromissions. On pense bien sûr à la scène rock de Chicago (de Big Black à Jesus Lizards), mais aussi au surf amphétaminé des Man or Astroman.
L’utilisation des samples oriente certaines de leurs compositions sur le côté sombre de l’histoire américaine, ils se définissent eux-mêmes comme d’ex agents secrets lassés de se battre pour le Grand Capital et bien décidés à scander l’horrible vérité.

“Le mélange de punk rock, de garage et de surf music joué par ces trois hommes en costards - cravates a un effet euphorisant sur tous les fans de musique jouée à fond normalement constitués ! La basse minimale constitue la colonne vertébrale du son du groupe, le batteur cogne et le guitariste/chanteur donne libre court à son tempérament volcanique avec force hurlements, riffs à l’emporte pièce et poses rock ‘n’ roll. Grâce à une musique puissante et à une attitude marquante, The Insiders devrait percer, c’est en tout cas tout ce qu’on souhaite à ce power trio !”

BERTRAND BELIN

Romantiques, poétiques et gorgées d’une tendresse assumée par une voix claire et précise, les chansons de Bertrand Belin laissent l’impression d’une intelligente simplicité. Pas de masque chez Bertrand Belin, ni dans son attitude, ni dans ses propos. Au duo principal, guitare et violoncelle, s’ajoutent violons, petit orgue et sampleurs. La musique répond à l’humeur du texte et le violoncelle de Pierre Le Bourgeois, complice de longue date, effleure ou poignarde. En funambule, Bertrand Belin nous raconte des histoires dont les ingrédients manquent à tout moment de dériver au large d’une absurdité secrètement balisée.

Parallèlement, il est membre du groupe LES ENFANTS DES AUTRES avec lequel il tourne et enregistre l’album " Graines et bulbes (PIAS octobre 2001).
Il se produit également en concerts performances avec JASMINE BAND depuis 1997. Il participe à l’aventure LA TRABANT, album " Mécanique Musicale " et concerts, et est le guitariste du nouvel album de BENABAR " Les risques du métier ".
En janvier 2003 Bertrand est parti, dans le cadre d’un échange franco-cubain, avec le collectif du projet " Studio éphémère ", trois semaines à la Havane. Il a participé à la création d’un répertoire original avec les musiciens cubains.
Bertrand compose également des musiques de spectacles et de films, parmi lesquels " Avec Marinette " de Blandine Lenoir, prix de la meilleure musique au festival de Clermont-Ferrand.

LA CREVETTE D’ACIER

La Crevette d’Acier est née de la rencontre entre 3 comédiens mélomanes et un musicien espiègle. Tous les quatre issus d’univers très différents : théâtre, chanson, chômage, cirque. Ils brouillent les pistes et mélangent les styles. Ensemble ils écrivent, composent, dansent, chantent et s’accompagnent de nombreux instruments.
Malgré tout ça, ce sont des gens comme vous et moi, ils sont polis, honnêtes, sensibles, bougons, généreux et détestent l’injustice ! Pour tout dire, ils sont même contre...

La Crevette d’Acier c’est :
Mathias CASTAGNE, Damien DUTRAIT, Chloé LACAN et Vincent TIRILLY

Les chansons de la Crevette d’Acier sont les chroniques furieusement drôles d’un monde de fou : le nôtre. Mais ce qui fait la particularité de son univers : c’est sans conteste le fait que ces chansons soient écrites pour être théâtralisées et que la musique soit au service des textes. Elle plante le décor, insuffle un rythme à l’histoire, amplifie sa portée, tout en apportant second degré et dimension poétique. Pour cela, les styles musicaux sont variés et se promènent avec jubilation entre rock et jazz, tango et bossa.
Les musiques de la Crevette d’Acier se veulent sans complaisance, simples d’apparence mais incisives et toujours surprenantes.
Loin des clichés la Crevette d’Acier égrène ses chansons sur un ton résolument frondeur et sensible. Ainsi, l’humour noir s’il est omniprésent, n’est pas avare de poésie et de tendresse...

LOUIS CHEDID

Louis Chedid occupe une place toute personnelle dans le paysage de notre chanson. Au croisement de trois cultures, il mêle l’impatience réaliste des uns au sens du relatif et à la "sagesse" des autres. Moraliste sans prétention, il cultive le célèbre carpe diem d’Horace ("mets à profit le jour présent") et garde à l’esprit le balancement perpétuel de l’homme entre sa grandeur et sa petitesse.
Cela esquisse déjà les contours d’une œuvre, mais ne le lui dites pas, il aurait une attaque. Car, comme son ami Souchon (l’un des rares avec Françoise Hardy à avoir écrit des chansons avec lui), il reste dans sa tête un indécrottable enfant. On épargnera les images trop faciles à ce rêveur venu du cinéma côté montage. Etiqueté "tropical" après son très rythmique premier grand succès, "T’as beau pas être beau", puis "fou des machines" ou plus récemment "père tranquille".
Outre des qualités musicales et vocales évidentes, ce contact immédiat avec le public vient du plus profond : une espèce de foi citoyenne en l’amour et l’utopie, en une "révolution douce" qui germe. Tant pis pour les mauvais augures qui dénigrèrent son appel de 1997 (Répondez-moi), et jouant les coups bas, misèrent insidieusement le fils contre le père. Ils en seront pour leurs frais. Car chez ces gens-là (je veux dire les Chedid), on ne compte pas, Messieurs, on aime. On est artistes de mère en fils, d’Andrée en Louis, de Louis en Matthieu, et gageons que ce n’est pas fini. Ainsi sont-ils.

THIERRY ROMANENS

Avec sa gouaille enthousiaste et sa voix légèrement éraillée, avec sa valise “boum-boum”, sa mandoline et sa guitare, avec sa gueule qu’on n’oublie pas, ROMANENS [prononcez Romanance] vous attrape, vous promène, vous tient, vous séduit, vous amuse...
Entouré de Patricia Bosshard au violon alto et de Wally Veronesi aux guitares, il vous entraînent dans des péripéties musicales pleines d’humour et d’émotions.
Des chansons aux textes sensibles et ironiques, des musiques à fredonner et une énergie communicative, ROMANENS ne se prend pas au sérieux et invente la chanson dans la détente !
Thierry Romanens promène sa bobine d’allumé sur les scènes d’ici et d’ailleurs depuis une douzaine d’année. “Faut tout apprendre et tout bouffer” dit-il pour se rappeler que nous ne sommes pas les maîtres du monde.

« Thierry Romanens n’a pas de problèmes particuliers pour mettre les spectateurs dans sa poche. Il a une bouille, des cheveux hisurtes qui ne lui feront jamais de l’ombre, un bagout de comptoir. D’emblée, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession. Sûr qu’il saurait bien s’en occuper. Mais il faut l’écouter. (...) Son talent de chanteur éclate sous le spot, là au milieu de la scène, devant. Thierry Romanens le comédien a légué le meilleur a Thierry Romanens le chanteur, c’est-à-dire une vraie présence (...). Lui, il donne envie de danser, de bouger, de faire la fête, de s’attendrir, de réfléchir, de rire... »
MAG, La Liberté 6 mai 2000.

BENABAR

“Les Risques du métier” est-il le deuxième ou le troisième album de Bénabar ?
Considérant le disque paru en 1997 sous le nom de Bénabar et Associés comme une oeuvre personnelle, on peut effectivement admettre que le nouveau Bénabar clôt un triptyque dont chaque volet affine les traits. À la manière des comédies italiennes, ce fils de régisseur dans le cinéma dévoile par l’humour une humanité épidermique. Sans tomber dans la sensiblerie, il cerne les sentiments qui opposent, contrarient et rapprochent les garçons dans leur loyale camaraderie, les garçons et les filles dans leurs chiennes amours de faïence, les filles et les garçons lorsqu’ils doutent seuls sur le bord du plongeoir. Dans un style dépourvu de joliesse, les mots de Bénabar font mouche. Avec une autodérision rythmant une construction visuelle, ce réalisateur de courts métrages montre que la grandeur des sentiments se mesure comme l’héroïsme dans les actes minuscules du quotidien.
Ne déclarait-il pas dans une interview pour son deuxième album paru en septembre 2001 : « La vue d’un verre avec deux brosses à dents m’émouvra toujours plus qu’un arbre au printemps. C’est comme ça, je ne suis pas sensible aux grandes images. »

Attaché au temps présent, Bénabar négocie parfois mais n’échangerait pas trois grammes de sa vie avec son amoureuse et ses copains contre les illusions du rêve pailleté. C’est peut être pour ça, au fond, qu’on l’aime tant à Paroles et Musiques

CALI

Commençons par tordre le cou à quelques idées reçues : au pied du mont Canigou, dans la région de Perpignan, on peut rêver aussi bien de ballades symphoniques et mélancoliques que de chansons allègres, de pop-music que de cabaret, de guitares acoustiques que de violons entraînants. On peut même aller au bout de ses rêves et les réaliser, comme c’est le cas de Bruno Caliciuri dit Cali, auteur-compositeur-interprète né en 1968 et dont le talent singulier ne devrait plus longtemps rester le secret le mieux gardé de Vernet-les Bains.
Fidèle à sa réputation, Cali tourne : des premières parties (Brigitte Fontaine, Bénabar), des festivals (Francofolies). Enregistré sous la houlette de Daniel Presley (Breeders, Faith no more, Spain, Venus) Cali et ses musiciens mettent ce premier disque en boite en deux étapes : en Angleterre (Parkgate) pour les instruments et les voix, puis au Médiator de Perpignan pour les arrangements de cordes.
Le résultat est tout en nuances, à l’image de l’écriture de Bruno : un mélange inédit de tendresse et de vacheries, de désespoir et d’optimisme. Depuis Miossec, on n’avait pas entendu de propos aussi directs, de langue aussi bien pendue, d’ironie aussi sèche. Avec ce timbre si particulier qui respire à la fois le soleil et le bois, Cali panse ses blessures intimes au vitriol. Une fois guéri, il chante l’amour avec ivresse, cet « amour parfait » après lequel il court en faisant semblant d’y croire. Car en dépit de ses illusions perdues, c’est sur une note d’espoir que se termine l’album, ce premier album longuement mûri en fût de chêne, à l’ombre de la rumeur, mis en bouteille chez le propriétaire. Comme les meilleurs crus de sa région.

POLO

Quel magnifique troisième album : un enregistrement live produit à peu de frais. Polo live pourrait être le disque dont Polo est le plus fier. Enregistré avec une guitare et un violoncelle au sentier des halles, il se présente comme un nouvel album avec dix nouvelles chansons d’une ossature suffisament solide pour évoluer avec trois fois rien.

En affirmant plus que jamais ses talents d’auteur, (les couples d’amis, stances à la baise éternelle), le garçon se débarrasse des orchestrations qui illustraient ses deux premiers albums. L’age avançant, l’ancien éléctron libre du rock alternatif a gardé son âme gamine, qui chante comme un histrion mélancolique ses marivaudages et danses de cour. Bienveillant sans perdre l’ironie qu’il convient, le Prévert de Belleville donne le bras à ses nouvelles Célimène en cage vétues en Isabel Marant, puis la main à Charles Trenet (J’ai ta main dans ma main), tout cela posé à côté d’anciennes chansons de Polo que l’on retrouve avec plaisir : Les Jonquilles, belle déclinaison sur le thème de la fuite du temps passée à l’époque injustement inaperçue.

HARDCORE TROBADORS

Il y a 3 ans les deux groupes se sont rencontrés pour la première fois lors d’un festival au sud de Bordeaux, puis se sont donnés ensuite rendez-vous avec le « chapiteau Latchodrom » à Berlin - ville d’origine des 17 HIPPIES. Après avoir fait la fête et joué pendant plusieurs jours, tous étaient d’accord pour renouveller ces rencontres musicales. Le projet était donc né : HARDCORE TROBADORS - LES HURLEMENTS D’LEO & 17 HIPPIES. Venant des villes très différentes (de mentalités, de styles de musique et de boissons), ils ont trouvé lors de leur coopération musicale beaucoup de points communs qui les lient et qui les fait entrer dans un délire de spectacle qui touche cent fois plus à ce que la notion „européen“ signifie : La liberté du mélange de tout style, la tour de babel de tous les patois possibles - du landais au hessois - et l’explosion des âmes sur scène.
Pendant l’été 2003 les HARDCORE TROBADORS se sont retrouvés en studio à Berlin. Ils en sont sortis après 3 semaines avec six nouveaux morceaux brillants de toutes les facettes de ce que les deux groupes incorporent de styles et d’influences : Du traditionnel interprété avec une attitude urbaine, du rock qui se produit avec 1 batteur, 1 contrebassiste et 5 sexy guitaristes entourés de 3 accordéonistes, 4 instruments à cordes et 6 cuivres sur scène. Le charme de trois langues (français, allemand et anglais) fusionne avec l’ensemble instrumental et donne à leurs compositions des moments « chansonèsques ».
SEXY MARIACHI / JAH SCHNEIDER / IFNI / TIME HAS LEFT ME, MA BELLE / MIXEUR / LEOLOS BLUES sont les titres de cette illustre collaboration qui sort en maxi-single chez Wagram fin avril 2004.

VÉRONIQUE PESTEL

Raconter ma vie...comment prononcer des arrêts sur mon passé ? Il bouge tout le temps. Il se compose et se décompose à mesure que j’y repense. Une mère attentive, un père affectueux, ni soeur , ni frère, une kyrielle de bienveillantes aïeules : tout ce qu’il faut pour se croire le centre de la joie du monde, au moins jusqu’à l’école. A l’école, la chute : la conscience d’un sort non plus unique mais collectif, dur, affectivement bâclé. Passons. J’aime lire, jouer à la balle et faire de la musique sur le vieux piano qui me donne Scott Joplin juste au moment où j’allais le jeter avec Mozart. Puis vient l’amour, où se rejoignent enfin l’âme et le corps, le livre et la balle, le rag-time et la sonate, la voix et le geste, le poème et la musique, le plaisir et la perte, le temps et la mort : tout ce qu’il faut pour faire une chanson, puis deux, puis...un métier. A la hauteur du rêve, choisi, construit... A moins que ce ne soit qu’une grâce...

Raconter, reconter, recompter sa vie. C’est ça, un récital de chansons : les chansons sont faites quand on arrive sur scène, mais elles ne sont pas arrêtées. On les recompose chaque soir, avec la pâte de ce qu’on est aujourd’hui, en public. Les chansons ne sont pas privées, pas privées de l’autre. L’autre y a sa place. Il faut la lui laisser, entière, avec son centre d’écoute et sa marge d’indifférence. Sans se sentir soi-même pris dedans. Savoir qu’on est ailleurs et qu’on est juste soi. Savoir depuis le début, qu’il n’y a que ça à faire : être soi, et laisser en soi la place à l’autre pour qu’il entre et trouve sa place, trouve une place qu’il ne savait pas la sienne mais qui soudain l’éblouit parce qu’il s’y trouve. Il s’émerveille de lui-même parce qu’il ne s’y attendait pas. Faire un spectacle de chanson pour moi, c’est ça : donner lieu à l’amour que chacun porte à lui-même, donner lieu à la beauté de chacun.

VAGUEMENT LA JUNGLE

Ces quatre allumés montés sur ressort vous entraînent dans leur délire musical...
VOS OREILLES N’EN CROIRONT PAS VOS YEUX !

" ...Leur musique engageante brouille pistes et frontières, pour de généreuses incursions nomado - jazzistiques. Leur souffle devient chaud et l’on peut vite affirmer que la nuit sera longue et leur swing
communicatif. Que longtemps voguent les Vaguement la Jungle !... "
Jean Claude BARENS

" ...Nom énigmatique et approximatif, Vaguement la Jungle est un groupe jazz-tzigane animé par un fort esprit rock’n’roll... Grands potes des Fils de Teuhpu ou de la Rue Kétanou (qui apparaît sur leur titre " Doner "), ces quatre virtuoses (banjo, violon, accordéon, batterie, flûte, guitare, trompette... tout y passe) injectent une dose de punk-attitude dans ce premier " vrai " album, à l’énergie et à la bonne humeur communicatives. Lookés vieille France pour le seul plaisir de faire rire
(le tee-shirt Johnny de l’accordéoniste, c’est pas pour de vrai) ; leurs
concerts incontournables n’ont pas encore attiré l’attention d’un label, mais ça ne saurait tarder. Champêtre et enivrant... " Rock Sound

" ...Mobiles Hommes
Impossible de passer à côté sans les voir. Les 4 acolytes de " Vaguement la Jungle " pourfendeurs de styles, virtuoses de la bonne humeur et plus portés sur les délires musicaux que sur une quelconque appartenance de genre, distillent leur feu sacré dans les rues d’Annecy... " Dauphiné Libéré”

ALLAIN LEPREST

Allain LEPREST est dans le monde des poètes un singulier chef de tribu.
Parolier prolifique, il écrit pour de nombreux interprètes. Ses vers, il les confie aussi bien à des chanteurs contestataires - Jean FERRAT, Francesca SOLLEVILLE - à des plus romantiques - ENZO ENZO, Romain DIDIER -qu’à des amis fidèles aussi écorchés que lui -HIGELIN, FOULQUIER ou KENT.
De souvenirs d’enfance en portraits de petites gens croqués en trois strophes, de messages d’amour en révolte contenue, LEPREST défend pour lui et pour les autres, un monde à mesure humaine. Génie de la plume, digne successeur de BREL et de FERRE, Allain LEPREST est un poète debout.
Lorsqu’il prend à son tour la scène, il se risque tout entier, le cœur à nu devant les spectateurs. On pense encore à un FERRE, entre séduction et désespoir, révolte et philosophie légère, clownerie candide et tornade intérieure.
Considéré par ses pairs comme l’un de nos plus grands, référence incontournable pour les jeunes artistes de cette lignée exceptionnelle de la chanson, Allain LEPREST les accueille volontiers en première partie de ses concerts et dispense ses ateliers d’écriture à qui est intéressé.
En concert, sa présence bouleversante, déchirante de nudité et de vérité, touche en plein cœur.

Vous n’en ressortirez pas indemne.

MON COTÉ PUNK

Vous savez tous certainement qu’à Paroles et Musiques, nous aimons les rencontres sous toutes leurs formes. Qu’elles soient entre artistes, artistes - public, ce sont des moments riches en intensité, riches en émotions...
Aussi, quand Loïc Lantoine et François Pierron nous ont parlé de ce projet, nous n’avons pas hésité une seconde, “on vous laisse le Magic Mirrors un soir, vous avez carte blanche”.

Mon Côté Punk est donc un collectif de chanteurs et de musiciens formés au fil des rencontres. Dans cette aventure on y retrouve Loïc Lantoine et François Pierron
qui seront présents dans le festival jeudi 13 mai et dans quelques bars de la ville le 15 mai. On accueillera avec plaisir le retour de Mourad et Olivier de la Rue Kétanou. Après la sortie d’un album live, le groupe prend un peu de recul pour laisser place, pendant quelques temps, à des carrières solos. Dikes en chanteur solo, viendra
nous apporter sa fraicheur et son timbre de voix si particulier. Karim, l’ancien guitariste de Padam, Julien et Jean-Michel aux cuivres, ainsi que Mikes et Fati deux illustres membres des Flaters complètent la liste de cette troupe de bons - vivants.
Guitare volage, contrebasse agile, trombone fanfaron, assise rythmique lunatique et voix cassées. Au fil des textes qui émanent des individus extravertis de Mon Côté Punk pointe une mélancolie lancinante, où l’on entonne pas tout à fait sereinement -’j’invente les moyens des lendemains sans fin -" Le temps

TÊTES RAIDES

Après leur passage au Théâtre des Bouffes Du Nord en Juillet 2002, il était clair qu’à l’audace les Têtes Raides ajouteraient désormais la témérité. Sur la piste de ce petit cirque secret saupoudré de terre ocre on les avait vues s’enhardir au point d’abandonner le principe du récital pour concevoir autour de leurs chansons de véritables tableaux vivants, insolites et cocasses. Du coup leur réputation de groupe austère à la poésie un peu absconse se retrouvait les jupes en l’air et le corsage défait.
Comme une grâce obtenue au prix de 19 ans d’effort obstiné, la Liberté venait leur rendre visite. Entamé en 1984, leur parcours de franc tireur découle en effet du choix sans équivoque d’une éthique de métier qui après huit albums et des centaines de concerts n’a jamais été prise en défaut. Non, aux Bouffes du Nord ils s’étaient montrés sous un jour qu’on ne leur connaissait pas, drôles et jouant de l’auto dérision aussi bien que de l’accordéon ou du trombone à coulisses.
S’ils avaient pu se changer eux même en bonhommes de pâte à modeler, ils l’auraient fait sans hésiter. Ce que nous ignorions alors, c’est que cette fusion des genres- picturaux, théâtral, musical- faisait en réalité des Bouffes du Nord le laboratoire d’un album qu’ils allaient concevoir sur une année dans 6 studios différents, répartis entre Paris, Boulogne Billancourt, Bruxelles et...Pompignan. Le titre, Qu’est ce qu’on se fait chier, est naturellement à prendre à revers. D’ailleurs, ils auraient pu aussi bien emprunter à un célèbre bistrot situé en face de
la prison de la Santé, le nom impérissable d’Ici mieux qu’en face.

Car si l’on se fait chier quelque part, c’est évi-demment partout sauf sur ce disque.

BERGAMOTE

Elle se veut lucide, la tête froide et sensible à la fois. Ses références, ou plus modestement ses inspirations se situent entre Enzo Enzo et les Rita Mitsouko. Et surtout, Bergamote, jeune chanteuse lyonnaise, également auteur et compositeur, se fabrique lentement mais sûrement sa personnalité d’artiste. Elle s’appelle Bergamote du temps d’un duo aujourd’hui dissous, Théo Jasmin et Bergamote, et entend bien épaissir petit à petit son personnage à travers ses chansons, sa sensibilité.
Formée à l’école de la variété télé, et des chansons reprises en famille ou entre copains et copines, Bergamote, et on l’en remercie, n’a visiblement pas oublié de mûrir. Les bluettes d’adolescente écrite au lycée sont déjà loin. Elles restent toutefois les pieds d’appel de son lancement, des ateliers chansons de Villeurbanne aux stages de Wiliam Sheller ou Francis Cabrel. Un premier duo lance sa carrière puis un deuxième tour de chant, Cyberlégende lui permet dans la région et de se faire un public.

D’expérience en expériences, auxquelles la jeune artiste semble avoir goûté sans pour autant s’être jeté dedans au rique de s’y perdre, un style s’est formé, déformé et reformé. Elle navigue sans complexe entre acoustique et électronique. Au programme, des chansons d’amour et des faits de société dans lesquels elle met le moins le moins de clichés et le plus de sensibilités. Car ce que revendiqueavant tout la jeune chanteuse c’est de partir dans tous les sens tout en parlant aux sens.